*Index par genre*

Romans et nouvelles

Littérature anglo-saxonne

Littérature américaine

John Krakauer – Into the Wild

Erskine Caldwell – Un p’tit gars de Georgie – Le petit arpent du bon Dieu

Richard Wright – Native Son

Edgar Hilsenrath – Fuck America

Andrew Sean Greer – L’Histoire d’un mariage

Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique

Meyer Levin – Frankie & Johnnie

John Irving – Un mariage poids moyen

Joyce Carol Oates – Délicieuses PourrituresPremier Amour, Un conte gothique

Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Norman Mailer – Un rêve américain

Armistead Maupin – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Francisco – Tome 7)

Shalom Auslander – La lamentation du prépuce

Jack Kerouac – Sur la route, le rouleau original

David Vann – Sukkwan Island

Rick Bass – Winter

Chester Himes – La Reine des pommes

George Pelecanos – Un jour en mai

Littérature britannique

Ali Smith – Girl meets boy

Nick Hornby – Juliet, naked

Jean Rhys – Voyage dans les ténèbres

Melvin Burgess – Junk

Helen Zahavi – Dirty Week-end

Rachel Cusk – Bienvenue à Egypt Farm

Tom Sharpe – Wilt (tome 1 à 4) – Mêlée ouverte au Zoulouland

Jasper Fforde – Délivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)L’affaire Jane Eyre

Somerset Maugham – Amours Singulières

Littérature australienne

Elizabeth Jolley – Foxybaby

Littérature scandinave et nordique

Littérature norvégienne

Herbjorg Wassmo – La Septième rencontreLa fugitive

Littérature danoise

Jorn Riel – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Morten Ramsland – Tête de chien

Littérature finlandaise

Sofi Oksanen – Purge

Littérature européenne continentale

Littérature autrichienne

Stefan Zweig – Le Joueur d’échecVingt-quatre heures dans la vie d’une femme

Daniel Glattauer – Quand souffle le vent du nord

Littérature roumaine

Domnica Radulescu – Un train pour Trieste

Littérature tchèque

Jaroslav Hasek – Le brave soldat Chvéïk

Littérature sud-américaine

Littérature chilienne

Pablo Neruda – La solitude lumineuse

Littérature asiatique

Littérature indienne

Rabindranath Tagore – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Littérature irannienne

Nahal Tajadod – Debout sur la terre

Littérature francophone

Littérature québécoise

Janik Tremblay – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend

Littérature française

Martin Page – Une parfaite journée parfaite

Tonino Benaquista – Saga

J.M. Erre – Prenez soin du chienMade in ChinaSérie Z

Dominique Mainard – Pour Vous

Jean-François Delapré – Catalène Rocca

Christophe Ferré – La photographe

Colette – Chéri

Philippe Jaenada – Les Brutes

Mathias Enard – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

 

Biographies

Stefan Zweig – Marie-AntoinetteBalzac, le roman de sa vie

Jospeh Barry – George Sand, ou Le Scandale de la liberté

 

Théâtre et Poésie

Roberto Athayade – Madame Marguerite

Léopold Sédar Senghor – Poèmes perdus

 

Polar – Thriller – Espionnage

Tim Cockey – Le croque-mort a la vie dure

Bob Garcia – Duel en enfer

Donna Leon – Mort à la Fenice

Glenn Cooper – Le livre des morts

Stella Rimington – L’invisible

Jon Fasman – La ville insoumise

Olivier Bocquet – Turpitudes

William Boyd – Orages ordinaires

Frank Delaney – Les Enfants de la nuit

Michael Connelly – Echo Park

Kate White – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Victor Rizman – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

Henri Loevenbruck – Le Testament des siècles

Deon Meyer – Les Soldats de l’aube

Philip Kerr – La Trilogie berlinoiseLa Mort entre autres – Une Douce flamme.

Pierre Lemaitre – Robe de marié.

*Index par auteur*

A

Athayade Roberto – Madame Marguerite

Auslander Shalom – La lamentation du prépuce

B

Barry Jospeh – George Sand, ou Le scandale de la liberté

Bass Rick – Winter

Benaquista Tonino – Saga

Bocquet Olivier – Turpitudes

Boyd William – Orages ordinaires

Burgess Melvin – Junk

C

Caldwell Erskine – Un p’tit gars de Georgie – Le Petit arpent du bon Dieu

Cockey Tim – Le croque-mort a la vie dure.

Colette – Chéri

Connelly Michael – Echo Park

Cooper Glenn – Le livre des morts

Cusk Rachel – Bienvenue à Egypt Farm

D

Delaney Frank – Les Enfants de la nuit

Delapré Jean-François – Catalène Rocca

E

Enard Mathias – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

Erre J.M. – Série Z

               – Made in China

               – Prenez soin du chien

F

Fasman Jon – La Ville insoumise

Ferré Christophe – La photographe

Fforde Jasper – L’affaire Jane EyreDélivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)

Fitzgerald Francis Scott – Gatsby le magnifique

G

Garcia Bob – Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur

Glattauer Daniel – Quand souffle le vent du nord

Greer Andrew Sean – L’Histoire d’un mariage

H

Hasek Jaroslav – Le brave soldat Chvéïk

Hilsenrath Edgar – Fuck America

Himes Chester – La Reine des pommes

Hornby Nick – Juliet, naked

I

Irving John – Un mariage poids moyen

J

Jaenada Philippe - Les Brutes

Jolley Elizabeth – Foxybaby

K

Kerouac Jack – Sur la route, le rouleau original

Kerr Philip – La Trilogie berlinoiseLa Mort, entre autres – Une Douce flamme.

Krakauer Jon – Into the Wild

L

Lee Harper – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lemaitre Pierre – Robe de marié

Leon Donna – Mort à la Fenice

Levin Meyer – Frankie & Johnnie

Loevenbruck Henri – Le Testament des siècles

M

Mailer Norman – Un rêve américain

Mainard Dominique – Pour vous

Maugham Somerset – Amours singulières

Maupin Armistead – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Fransisco – Tome 7)

Meyer Deon – Les soldats de l’aube

N

Neruda Pablo – La solitude lumineuse

O

Oates Joyce Carol – Délicieuses Pourritures

                               – Premier Amour, Un conte gothique

Oksanen Sofi – Purge

P

Page Martin – Une parfaite journée parfaite

Pelecanos George – Un jour en mai

Q

R

Radulescu Domnica – Un train pour Trieste

Ramsland Morten – Tête de chien

Rhys Jean – Voyage dans les ténèbres

Riel Jorn – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Rimington Stella – L’invisible

Rizman Victor – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

S

Senghor Léopold Sédar – Poèmes perdus

Sharpe Tom – Wilt (tomes 1 à 4)

                   – Mêlée ouverte au Zoulouland

Smith Ali – Girl meets boy

T

Tagore Rabindranath – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Tajadod Nahal – Debout sur la terre.

Tremblay Janik – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend.

U

V

Vann David – Sukkwan Island

W

Wassmo Herbjorg - La Septième rencontre

                               - La fugitive

White Kate – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Wright Richard – Native Son

X

Y

Z

Zahavi Helen – Dirty week-end

Zweig Stefan – Marie-Antoinette

                       – Balzac, le roman de sa vie

                       – Le Joueur d’échec

                       – Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme

 

*Les challenges*

Les Challenges 

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Challenge Oates organisé par George 

- Délicieuses pourritures, par Joyces Carol Oates

- Sexy, par Joyces Carol Oates

- Amour noir, par Joyces Carol Oates

- Premier Amour – Un conte gothique, par Joyces Carol Oates

- Viol, une histoire d’amour, par Joyce Carol Oates

- Bellefleur, par Joyce Carol Oates

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Challenge Littérature Belge, organisé par Reka.

- La seconde vie d’Abram Potz, par Ringelheim Foulek

- Acide Sulfurique, par Amélie Nothomb

- *titre à déterminer*.

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Challenge Littérature au féminin, organisé par Litterama :

- Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, par Harper Lee,

- Beloved, par Toni Morrison,

- Chéri, par Colette,

- Coeur Cousu, par Carole Martinez,

- Pour Vous, par Dominique Mainard

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Challenge In the Mood for Japan, organisé par Choco

- La lézard noir, par Rampo Edogawa

- Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux, par Kyotaro Nishimura

- *titre à déterminer*
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Challenge English Classics organisé par Karine:)

- Frères et soeurs, par Ivy Compton-Burnett,

- Nord et Sud, par Elizabeth Gaskell,

- Tess d’Uberville, par Thomas Hardy,

- L’amant de Lady Chatterley, par D.H. Lawrence,

- Mrs Dalloway, par Virginia Woolf,

- La promenade du phare, par Virginia Woolf,

- La fascination de l’étang, par Virginia Woolf,

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Défi Littérature policière des cinq continents organisé par Catherine (blog du challenge).

- Les soldats de l’aube, par Deon Meyer (Afrique du Sud)

- L’assassin aux fleurs, par Ngaio Marsh (Nouvelle-Zélande)

- Le lézard noir, d’Edogawa Ranpo (Japon)

- Echo Park, par Michael Connelly (Etats-Unis)

- Gentlemen, de Klas Ostergren (Suède)

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Challenge Serial Killer organisé par Alcapone

- Echo Park, par Michael Connelly

- Un tueur si proche, par Ann Rule

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Challenge Destination… organisé par Evertkhorus

- Foxybaby, par Elisabeth Jolley (Australie)

- *titre à déterminer* (Afrique du Sud).

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Challenge Edith Wharton organisé par Plaisirs à cultiver

- Les New-Yorkaises, par Edith Warton

- Eté, par Edith Wharton

- Les Boucanières, par Edith Wharton

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Challenge George Sand, organisé par George

- George Sand ou Le scandale de la liberté, par Jospeh Barry 

- Un hiver à Majorque, par George Sand

- Pauline, par George Sand

- *titres à déterminer*

___

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Challenge Europe Centrale et Orientale, organisé par La Plume et la page

- Le brave soldat Chvéïk, par Jaroslav Hasek (République Tchèque)

- Un train pour Trieste, par Domnica Radulescu (Roumanie)

- Le grand cahier – La preuve – Le troisième mensonge, par Agota Kristov (France-Hongrie)

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Challenge Bienvenue en Inde organisé par Soukee et Hilde.

- La solitude lumineuse, par Pablo Neruda

- Un enfant de la balle, par John Irving

- Un nom pour un autre, par Jhumpa Lahiri

Aux bords du Gange et autres nouvelles, par Rabindranath Tagore

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Challenge Ich Liebe Zweig organisé par Caro[line] et Karine:)

- Balzac, Le roman de sa vie, par Stefan Zweig

- Le joueur d’échec, par Stefan Zweig

- Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme, par Stefan Zweig

- Amok, par Stefan Zweig

- Un mariage à Lyon, par Stefan Zweig

- Marie-Antoinette, par Stefan Zweig

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Challenge Safari littéraire organisé par Tiphanya.

- Mêlée ouverte au Zoulouland, par Tom Sharpe

- Poèmes perdus, par Léopold Sédar Senghor

- Outrage public à la pudeur, par Tom Sharpe

- Black Bazar, Alain Mabankou

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Challenge Caprice organisé par Cocola

- Mort à la Fenice, par Donna Leon

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Challenge Les livres que l’on ne s’imaginait pas lire, organisé par Lexounet

- Madame Marguerite, par Roberto Athayade

- Nana, par Emile Zola

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Challenge Ewan vs Christopher organisé par Cryssilda

- Dina, par Ole Bornedal (film)

- Une vie moins ordinaire, par Danny Boyle (film).

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Challenge On veut de l’héroïne organisé par Emma et ici-même.

- Junk, par Melvin Burgess

- Dirty week-end, par Helen Zahavi

- Sister Carrie, par Theodore Dreiser

- King-Kong théorie, par Virginie Despentes

 

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Les ballades du Haldur, par Jorn Riel

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Deux coups de coeur quasiment coup sur coup ! Après La solitude lumineuse de Pablo Neruda, voilà que j’ai totalement craqué sur Les ballades de Haldur et autres racontars de Jorn Riel.

Le livre m’a totalement séduit, et totalement surpris aussi : il est tout sauf ce qu’il parait de prime abord.

Le récit est situé dans le nord du Groenland, où tout – le temps, les distances, la force de la nature – est démesuré. Lorsque l’on rend visite à son voisin, ce sont non pas des heures, mais des jours de voyage ; il est un bateau qui vient à la rencontre des habitants peut-être deux fois par an ; la moindre chute (Le Corbeau), le moindre caprice du temps (Monsieur Gustavsen) peuvent être fatals. 

Tout est démesuré, et pourtant, dans ce cadre polaire, Jorn Riel nous offre des histoires, des « racontars«  chaleureux et intimistes. Il est question de l’oiseau recueilli par Lodvig (Le Corbeau) ou de l’escapade solitaire de Pedersen (Le grand Petit Pedersen). Une petite touche d’humour par-ci, un soupçon d’émotion par-là : l’écriture est douce, sans effet de manche, sans détours. 

C’est un recueil de nouvelles, mais qui fait davantage penser à des chroniques, avec ces personnages qui se croisent ou se retrouvent (Le Procès). Des personnages attachants et  accueillants, lorsque vient le croyant (Le Musulman), lorsque vient l’étudiant (L’imprévu), lorsque survient  l’amante qui éloigne l’ami (Cap Rumpel). Des hommes non pas renfermés sur eux-mêmes, mais profondément humanistes et tolérants.

C’est très réaliste, terre à terre. Voilà, par exemple, ce que nous donne à lire Jorn Riel :  »La veine d’un poète, c’est rien d’autre qu’une espèce d’intestin spirituel qui a besoin d’être bien rempli avant de pouvoir se vider. Anton est parti faire le plein, et tu verras, tôt ou tard, tout ressortira, sauf s’il nous fait une occlusion » (Les ballades de Haldur).

Et pourtant, c’est un véritable conte, avec sa part de magie, d’image et de poésie.

Une lecture toute simple, et tout simplement apaisante.

Bonne plock à tous !

PS : le premier chapitre est disponible en téléchargement libre sur le site de l’éditeur 10-18 (ici).

Les ballades de Haldur (Haldurs ballader og ander skroner), de Jorn Riel, traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet, aux éditions 10-18, 182 p., ISBN 978-2-264-04059-6.

Challenge, quand tu nous tiens… tu nous tiens !

Noter pour plus tard : se souvenir qu’un billet sur les challenges en appelle d’autres.

D’autres billets (ce qui devait être un édit du précédent s’est transformé en nouveau billet parce qu’au delà de 10 lignes… bref) et d’autres challenges. Oui, j’ai encore craqué, c’est promis demain j’arrête. En attendant, j’ai toujours les 5 bons numéros, et voici donc les 2 étoiles de la chance (oui, oui, je n’oublie pas de retrouver la foi le vendredi soir parfois).

D’abord, je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un oeil au Challenge Oates organisé par George Sand (merci à Keisha la tentatrice !). Et il est arrivé ce qui devait arriver. Je commence en douceur avec Délicieuses Pourritures – un titre affriolant s’il en est, qui m’a fait du gringue, j’vous raconte pas (enfin si, j’vous raconterai, mais plus tard).

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Ensuite, le dénouement du challenge Caprice organisé  par Cocola’s est arrivé ! Et Chocolatée (sans blog) qui m’a réservé un polar rien que pour moi… comment a-t-elle pu deviner que ça commençait tout juste à me manquer ? Ce sera donc Mort à la Fenice, par Donna Leon. Quoi, des patchs et gommes anti-challenge ? Malheur ! Et pourquoi pas anti-lecture pendant qu’vous y êtes ?!

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Allez, puisque j’ai commencé à saouler la blogosphère entière avé mes défis perso, autant tout déballer.

D’abord dire que mes lectures sont décidées pour le challenge Bienvenue en Inde. Ce sera donc Un enfant de la balle, par John Irving (un Irving que je n’ai pas lu ! Je salive déjà) et Un nom pour un autre de Jhumpa Lahiri. Il y a aussi eu pour commencer du NerudaSoit des écrivains du continent américain pour une intrigue située en Inde… et vice-versa. Donc on devrait peut-être ré-intituler le challenge « Bienvenue en Inde… en passant par les Amériques » juste pour moi. Sorry Soukee ! Sorry Hilde ! Pickwick a parfois des raisons que la raison a justement renié. 

Ensuite, avouer qu’encouragée par la lecture du Brave Soldat Chvéïk, je ne vais pas lésiner pour le challenge Europe centrale et Orientale. Bon, j’ai effectivement cédé devant un auteur roumain, Panaït Istrati, un tout petit livre tout petit tout petit… Et p’tet aussi un titre d’Andrei Kourkov, parce que j’avais adoré Le Pinguin en son temps et que le billet de La plume et la page m’a rappelé à ces bons souvenir… Et p’tet aussi du Kafka parce que ça fait longtemps… ah ! Retenez moi, mais retenez moi, j’vous dis !

Enfin, annoncer une bonne et une mauvaise nouvelle. Le Lion est mort ce soir. Non, je ne l’ai pas retrouvé dans la jungle de ma bibliothèque pour le challenge Safari littéraire de Tiphanya… mais je sais par quoi le remplacer ! J’ai dans ma PAL – oui, ma PAL, ma chère PAL, vous vous souvenez ? - du Tom Sharpe situé en Afrique du Sud, soit Mêlée ouverte au Zoulouland et Outrage public à la Pudeur. En plein désarroi, au moins, j’ai eu un éclair – comme quoi tout finit par arriver. Mais pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?

Noter pour plus tard : se souvenir de penser plus tôt.

Bonne plock à tous !

PS : je n’oublie pas les jolis logos chers organisateurs ! Comme vous pouvez le voir avec les Swaps (là juste à droite… non l’autre droite… sont-y pas beaux Sir Holmes and Lady Swat ?), je commence à me familiariser avec l’autre côté du miroir du blog. Mais certains logos présentent pour moi un problème de taille… leur taille justement. Dès que je parviens à régler ça, ils viendront illuminer les coins obscurs de ce blog. Et là, ce sera Noël à Pâques !

La solitude lumineuse de Pablo Neruda

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Pablo Neruda s’est rappelé à mon bon souvenir grâce à aBeiLLe qui a eu la vraie bonne idée de choisir l’un de ses plus beaux poèmes le temps d’un dimanche poétique.

J’ai donc cherché à retrouver l’un de ses textes (assez court pour ne pas accabler ma PAL qui a bien dû entamer sa troisième boîte de prozac – à ma décharge, il était déjà sur mes étagères). La solitude Lumineuse s’est alors imposée comme une évidence.

Il s’agit d’un court récit écrit par un Neruda déjà célèbre – extrait de J’avoue que j’ai vécu, ses mémoires publiées à titre posthume. Le poète chilien se souvient ici de ses premières années d’écriture : jeune consul entre 1929 et 1932, il est installé, chichement, aux Indes, à Ceylan, en Indonésie. 

Il est seul. De cette solitude « dure comme le mur du prisonnier, contre lequel on peut s’ouvrir la tête sans que personne accoure, même si on crie, même si on pleure« .

Il est seul, notamment parce qu’il côtoie difficilement les occidentaux installés en Asie. Son propos sur le système colonial est particulièrement incisif. Comme à travers cet épisode dans lequel Neruda, se rendant à un dîner mondain, s’arrête un instant pour écouter une voix qui s’élève dans la rue. Il s’explique sur son retard devant ses hôtes anglais.  »Eux qui avaient vécu vingt-cinq ans à Ceylan montrèrent une surprise élégante. De la musique ? Ainsi les gens d’ici avaient leur musique ? Ils l’ignoraient. C’était la première nouvelle.«  

Il s’installe alors dans une « contemplation solitaire (…) [et] douloureuse« . Il la sait nécessaire, car « l’écrivain jeune ne peut écrire sans ce frisson de solitude« . Mais cette époque est, oui, incroyablement lumineuse. L’Asie, c’est un peu sa caverne, dont il sortira notamment par la musique et surtout en achevant son recueil Résidence sur la terre.

L’écrivain n’épargne personne, et surtout pas lui-même. Le regard de l’homme alors vieillissant n’est pas tendre avec le jeune homme qu’il était, et notamment sur son attitude envers les natives de ces pays.

Le récit s’achève sur un dialogue qui, rétrospectivement, fait froid dans le dos. Et c’est en définitive (et en dépit de scènes difficiles comme la chasse à l’éléphant), mon coup de coeur de ce début d’année 2010. Et je n’ai désormais qu’une envie, lire J’avoue que j’ai vécu dans son intégralité.

 

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C’était une superbe manière de préparer le voyage du challenge Bienvenue en Inde.  Ce n’était pas au programme – comme je l’explique plus haut. Mais ces généreux organisateurs que sont Soukee et Hilde m’ont permis de l’y intégrer puisqu’une partie du récit est situé en Inde.

Lu également par Soukee !

Bonne plock à tous !

La solitude Lumineuse, par Pablo Neruda (1973), extrait de J’avoue que j’ai vécu (Confesio que he vivido), aux éditions Gallimard, collection Folio (2€), 81 p., ISBN 978-2-070-31702-8.

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