La Mort, entre autres & Une Douce flamme, par Philip Kerr

Après avoir dévoré les trilogies d’Herbjorg Wassmo lors de l’été 2008 et celle de Millenium à l’été 2009, ce sont les polars de Philip Kerr et les péripéties de Bernie Gunther qui auront marqué mon été 2010. A peine La Trilogie Berlinoise terminée, je me suis avidement et littéralement jetée sur la suite de la série, soit La Mort, entre autres puis Une Douce flamme, pour un plaisir de lecture plus grand encore. C’est désormais la traque des nazis en fuite qui est au centre de ces intrigues, toujours aussi stupéfiantes. 

kerr2.jpeg « Je me sentais aussi solitaire qu’un poisson dans la cuvette de toilette« .

En 1949, Bernie Gunther, qui a quitté Berlin et pris brièvement la direction d’un hôtel qui fait faillite, ne tarde pas à reprendre son activité favorite : la recherche de personne disparue. Surtout quand une cliente sexy en diable vient le trouver pour savoir ce qu’il est advenu de son mari depuis la fin de la guerre. Sauf que le mari en question est un ancien SS, et que Bernie Gunther va devoir renouer avec l’univers de ses « vieux camarades » pour retrouver sa trace.

L’intrigue de La Mort, entre autres est certainement la plus aboutie et la plus surprenante ; et le dénouement m’a complètement bluffé, car disons-le clairement, je n’avais rien, mais alors rien, vu venir. Peut-être étais-je trop occupée à découvrir et à comprendre l’Allemagne et l’Autriche d’après-guerre, tiraillée entre devoir de mémoire et droit à l’oubli, entre reconstruction et occupation. Sans oublier les frasques de ce satané détective, qui n’a laissé ni son insolence, ni sa conscience, sur le front russe.

« Nous étions peut-être tous devenus odieux. Nous tous, les Allemands. Les Américains nous regardaient tous avec un mépris silencieux, à l’exception peut-être des fêtards et des putes. Et vous n’aviez pas besoin d’être Hanussen, le voyant extra-lucide de Hitler, pour lire dans les pensées de nos nouveaux protecteurs et amis. Comment avez-vous pu permettre une chose pareille ? nous demandaient-ils. Comment avez-vous pu faire ce que vous avez fait ? C’est une question que je me suis souvent posée. Je n’ai jamais trouvé de réponse. Quelle réponse acceptable pourrait-il jamais y avoir ? C’est juste arrivé un jour en Allemagne, il y a de cela environ mille ans« .

Les avis de La Ruelle Bleue (un coup de coeur !) et de Miss Alfie

  En haut de la pile « Vous avez toujours été aussi cynique ? – Non. Avant, j’étais dans le ventre de ma mère« .

L’entrée en matière de Une douce flamme est plus classique, mais non moins efficace. Nous voilà en Argentine, sous la dictature des Perón, si accueillants avec les nazis en fuite. Le détective va reprendre du service contre son gré pour enquêter sur la disparition d’une jeune fille de bonne famille allemande. Une enquête qui aura de fortes résonances avec une affaire non résolue par Bernie Gunther à l’époque où il était encore flic – un excellent procédé pour faire alterner le récit entre Buenos Aires, 1950, et Berlin, 1932, et ainsi évoquer la montée du nazisme dans la moribonde République de Weimar.

Cette intrigue n’est peut-être pas la plus réussie sur le plan de l’enquête stricto sensu – quoi qu’elle prenne une tournure assez inattendue. Mais il s’agit clairement de la plus poignante à mon sens, celle qui fait le plus froid dans le dos et celle que l’on oublie pas. Car Philip Kerr développe ici une thèse des plus originales – mais certainement des plus crédibles. L’auteur semble d’ailleurs avoir voulu devancer les esprits chagrins en indiquant expressément ses sources – pertinentes – en postface. Ainsi, tout ne se serait pas terminé en avril 1945 et il est des raisons aussi vraisemblables que, pardon, puantes, à « l’épanouissement » des anciens SS en Argentine.

Heureusement, Bernie Gunther manie toujours aussi bien l’humour à froid, pour une lecture toujours aussi plaisante. « J’ai eu l’occasion d’observer de près les femmes qui pleurent. Dans ma branche, cela va de pair avec la matraque et les menottes (…). Sherlock Holmes a étudié la cendre de cigare et écrit une monographie sur le sujet. Moi, je m’y connaissais en pleurs. Je savais que, quand une femme sanglote, il vaut mieux qu’elle ne soit pas trop près de votre épaule. Ça peut vous coûter une chemise propre« .

Les avis de La Ruelle Bleue (un coup de coeur encore !) et de Miss Alfie.

Et dire qu’il va falloir attendre 2011 pour découvrir la suite des aventures de Bernie Gunther…

Bonne plock à tous !.

La Mort, entre autre (The One from the Other), par Philip Kerr (2006), traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj, aux éditions du Masque (2009), 406 p., ISBN 978-2-7024-3314-0.

Une douce flamme (A Quiet flame), par Philip Kerr (2008), traduit de l’anglais par Philippe Bonnet, aux éditions du Masque (2010), 427 p., ISBN 978-2-7024-3433-8.

*Index par genre*

Romans et nouvelles

Littérature anglo-saxonne

Littérature américaine

John Krakauer – Into the Wild

Erskine Caldwell – Un p’tit gars de Georgie – Le petit arpent du bon Dieu

Richard Wright – Native Son

Edgar Hilsenrath – Fuck America

Andrew Sean Greer – L’Histoire d’un mariage

Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique

Meyer Levin – Frankie & Johnnie

John Irving – Un mariage poids moyen

Joyce Carol Oates – Délicieuses PourrituresPremier Amour, Un conte gothique

Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Norman Mailer – Un rêve américain

Armistead Maupin – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Francisco – Tome 7)

Shalom Auslander – La lamentation du prépuce

Jack Kerouac – Sur la route, le rouleau original

David Vann – Sukkwan Island

Rick Bass – Winter

Chester Himes – La Reine des pommes

George Pelecanos – Un jour en mai

Littérature britannique

Ali Smith – Girl meets boy

Nick Hornby – Juliet, naked

Jean Rhys – Voyage dans les ténèbres

Melvin Burgess – Junk

Helen Zahavi – Dirty Week-end

Rachel Cusk – Bienvenue à Egypt Farm

Tom Sharpe – Wilt (tome 1 à 4) – Mêlée ouverte au Zoulouland

Jasper Fforde – Délivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)L’affaire Jane Eyre

Somerset Maugham – Amours Singulières

Littérature australienne

Elizabeth Jolley – Foxybaby

Littérature scandinave et nordique

Littérature norvégienne

Herbjorg Wassmo – La Septième rencontreLa fugitive

Littérature danoise

Jorn Riel – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Morten Ramsland – Tête de chien

Littérature finlandaise

Sofi Oksanen – Purge

Littérature européenne continentale

Littérature autrichienne

Stefan Zweig – Le Joueur d’échecVingt-quatre heures dans la vie d’une femme

Daniel Glattauer – Quand souffle le vent du nord

Littérature roumaine

Domnica Radulescu – Un train pour Trieste

Littérature tchèque

Jaroslav Hasek – Le brave soldat Chvéïk

Littérature sud-américaine

Littérature chilienne

Pablo Neruda – La solitude lumineuse

Littérature asiatique

Littérature indienne

Rabindranath Tagore – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Littérature irannienne

Nahal Tajadod – Debout sur la terre

Littérature francophone

Littérature québécoise

Janik Tremblay – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend

Littérature française

Martin Page – Une parfaite journée parfaite

Tonino Benaquista – Saga

J.M. Erre – Prenez soin du chienMade in ChinaSérie Z

Dominique Mainard – Pour Vous

Jean-François Delapré – Catalène Rocca

Christophe Ferré – La photographe

Colette – Chéri

Philippe Jaenada – Les Brutes

Mathias Enard – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

 

Biographies

Stefan Zweig – Marie-AntoinetteBalzac, le roman de sa vie

Jospeh Barry – George Sand, ou Le Scandale de la liberté

 

Théâtre et Poésie

Roberto Athayade – Madame Marguerite

Léopold Sédar Senghor – Poèmes perdus

 

Polar – Thriller – Espionnage

Tim Cockey – Le croque-mort a la vie dure

Bob Garcia – Duel en enfer

Donna Leon – Mort à la Fenice

Glenn Cooper – Le livre des morts

Stella Rimington – L’invisible

Jon Fasman – La ville insoumise

Olivier Bocquet – Turpitudes

William Boyd – Orages ordinaires

Frank Delaney – Les Enfants de la nuit

Michael Connelly – Echo Park

Kate White – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Victor Rizman – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

Henri Loevenbruck – Le Testament des siècles

Deon Meyer – Les Soldats de l’aube

Philip Kerr – La Trilogie berlinoiseLa Mort entre autres – Une Douce flamme.

Pierre Lemaitre – Robe de marié.

*Index par auteur*

A

Athayade Roberto – Madame Marguerite

Auslander Shalom – La lamentation du prépuce

B

Barry Jospeh – George Sand, ou Le scandale de la liberté

Bass Rick – Winter

Benaquista Tonino – Saga

Bocquet Olivier – Turpitudes

Boyd William – Orages ordinaires

Burgess Melvin – Junk

C

Caldwell Erskine – Un p’tit gars de Georgie – Le Petit arpent du bon Dieu

Cockey Tim – Le croque-mort a la vie dure.

Colette – Chéri

Connelly Michael – Echo Park

Cooper Glenn – Le livre des morts

Cusk Rachel – Bienvenue à Egypt Farm

D

Delaney Frank – Les Enfants de la nuit

Delapré Jean-François – Catalène Rocca

E

Enard Mathias – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

Erre J.M. – Série Z

               – Made in China

               – Prenez soin du chien

F

Fasman Jon – La Ville insoumise

Ferré Christophe – La photographe

Fforde Jasper – L’affaire Jane EyreDélivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)

Fitzgerald Francis Scott – Gatsby le magnifique

G

Garcia Bob – Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur

Glattauer Daniel – Quand souffle le vent du nord

Greer Andrew Sean – L’Histoire d’un mariage

H

Hasek Jaroslav – Le brave soldat Chvéïk

Hilsenrath Edgar – Fuck America

Himes Chester – La Reine des pommes

Hornby Nick – Juliet, naked

I

Irving John – Un mariage poids moyen

J

Jaenada Philippe - Les Brutes

Jolley Elizabeth – Foxybaby

K

Kerouac Jack – Sur la route, le rouleau original

Kerr Philip – La Trilogie berlinoiseLa Mort, entre autres – Une Douce flamme.

Krakauer Jon – Into the Wild

L

Lee Harper – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lemaitre Pierre – Robe de marié

Leon Donna – Mort à la Fenice

Levin Meyer – Frankie & Johnnie

Loevenbruck Henri – Le Testament des siècles

M

Mailer Norman – Un rêve américain

Mainard Dominique – Pour vous

Maugham Somerset – Amours singulières

Maupin Armistead – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Fransisco – Tome 7)

Meyer Deon – Les soldats de l’aube

N

Neruda Pablo – La solitude lumineuse

O

Oates Joyce Carol – Délicieuses Pourritures

                               – Premier Amour, Un conte gothique

Oksanen Sofi – Purge

P

Page Martin – Une parfaite journée parfaite

Pelecanos George – Un jour en mai

Q

R

Radulescu Domnica – Un train pour Trieste

Ramsland Morten – Tête de chien

Rhys Jean – Voyage dans les ténèbres

Riel Jorn – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Rimington Stella – L’invisible

Rizman Victor – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

S

Senghor Léopold Sédar – Poèmes perdus

Sharpe Tom – Wilt (tomes 1 à 4)

                   – Mêlée ouverte au Zoulouland

Smith Ali – Girl meets boy

T

Tagore Rabindranath – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Tajadod Nahal – Debout sur la terre.

Tremblay Janik – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend.

U

V

Vann David – Sukkwan Island

W

Wassmo Herbjorg - La Septième rencontre

                               - La fugitive

White Kate – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Wright Richard – Native Son

X

Y

Z

Zahavi Helen – Dirty week-end

Zweig Stefan – Marie-Antoinette

                       – Balzac, le roman de sa vie

                       – Le Joueur d’échec

                       – Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme

 

Swap Holmes : le dénouement !

 

Le Professeur Moriarty et le colonel Moran doivent trembler… car voici l’heure de déballer les colis du Swap Holmes !

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Aidée de mon fidèle Watson inspecteur Harry, me voici partie à la quête aux indices. La loupe chère aux détectives ne sera pas nécessaire, puisque j’ai – enfin ! – trouvé un système pour agrandir les photos d’un petit clic.

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Premier indice : des lectures de premier choix ! Des polars historiques, l’une de mes lectures favorites !

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Je vais donc me lancer sur les traces d’une disparition avec la petite soeur de Sherlock (Les enquêtes d’Elona Holmes – La nuit de la disparition, par Nancy Springer), puis m’enivrer de La danse des illusions (par Brigitte Aubert) et finir dans La chambre mortuaire (par Jean-Luc Bizien) !

photo0409.jpg   photo0411.jpg   photo0410.jpg (Un p’tit clic !)

Mais mon enquête ne s’arrête pas là ! J’ai également reçus des livrets originaux : deux « fascicules » (un pas joli nom pour de si jolies choses !), deux enquêtes d’Harry Dickson, « le Sherlock Holmes américain », signées Robert Darnel : La treizième face du crime et Le Ministère du Grand Nocturne.

photo0437.jpg  Le coupable a meme signé son crime ! Génial !

Forte de ce premier pas décisif, il me faut reprendre des forces. Et ça tombe bien, c’est l’heure des gourmandises !

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Ma swappeuse a vraiment fait le bon choix ! Je me suis (déjà !) régalée avec ces produits  originaux : des petits salés « Michel et Augustin » (au parmesan et graines de moutarde, piment et oignons grillés, thym et baies roses, hummm…) et des navettes aux pépites de chocolat, une vraie « cure gourmande », ça oui ! Des saveurs fines et rares que j’ai découvert avec bonheur !

Mais il est grand temps d’avancer encore un peu dans mon enquête – et au beau milieu des objets, je vais faire une découverte décisive…

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La piste se précise : ma swappeuse est complètement déjantée ! Un mug  très classe à l’effigie de notre héros du jour, un marque-page québécois (visible sur la photo d’ensemble) et… oui, elle a osé ! Des sels de bain et des seringues pour un attirail que Holmes n’aurait – malheureusement – pas renié ! (merci ma swappeuse, car les Pickwick partent ce we en amoureux dans un petit hôtel cosy et dôté – j’ai vérifié – d’une baignoire… héhé !)

C’est sûr : une swappeuse avec un tel grain de folie, cela ne pouvait être… qu’Emma, l’une des organisatrices de ce swap holmésien !

Encore un énorme MERCI à toi pour ce colis haut en couleur !

J’ai glapi, crié, savouré, explosé de rire… bref : a-do-ré !!

Et maintenant, je vais trembler devant tant de suspens… brrrrr !

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Un grand MERCI aux organisatrices du Swap Holmes Fashion et Emma !

Et pour ma part, j’étais ravie de swapper une éminente holmésienne : La plume et la page !

Bonne plock à tous !

*La PAL*

Pile à Lire


(*) Lecture intégrée dans un challenge

Littérature : romans, nouvelles et polars

A

Aguéev M. – Roman avec cocaïne

Aubert Brigitte – La danse des illusions

Auster Paul – Moon Palace

B

Balzac – Le colonel ChabertEugénie Grandet

Barclay Alex – Darkhouse

Barjavel René – Les chemins de Katmandou – Tarandol

Beauvoir (de) Simone – Les belles images

Benacquista Tonino – Quelqu’un d’autre

Bizien Jean-Luc – La chambre mortuaire

Bocquet Olivier – Turpitudes

Boyd William - Orages Ordinaires - La Vie aux aguetsArmadillo.

Burden Linnet – Les ombres de Chicago

Burrough William S. – Exterminateur !

Caldwell Erskine – Le bâtard – La route au tabac

Calvino Italo – Le baron perché

Capote Truman – Petit déjeuner chez Tiffany

Charyn Jérôme – Marilyn la Dingue

Chattam Maxime – L’âme du mal

Chesbro Georges – Bone

Colette – Sido – La vagabonde – Mes apprentissages – En pays connu – La chatte – Duo – Le Toutounier – Chéri* – La chambre éclairée

Colwin Laurie - Comment se dire adieu ?

Compton-Burnett Ivy – Frères et Soeurs*.

Connelly Michael – Wonderland Avenue* – L’envol des anges* – Echo Park*

D 

DeLillo Don - Americana.

Dick K. Philip - Ubik

Dickens Charles - De grandes espérances*

Donovan Gerard - Julius Winsome.

Dos Passos John – 42e parallèle - L’An premier du siècleLa grosse galette (la trilogie USA)

Dostoievski - Les possédés.

Dreiser Theodore – Sister Carrie*

Dubois Jean-Paul - Une vie française*.

Duras Marguerite - Les Petits chevaux de Tarquinia

E

Edogawa Ranpo – Le Lézard noir*

Erre J. M. – Made in ChinaPrenez soin du chien

Ellis Bret Easton – Les lois de l’attraction

Etcherelli Claire – Elise ou la vraie vie

Evanovitch Janet – La prime – A la une, à la deux, à la mort.

F

Fallada Hans – Seul dans Berlin

Fante John – Mon chien stupide

Faulkner William - Pylône

Fitzgerald Francis Scott – L’étrange histoire de Benjamin Button

Foenkinos David – En cas de bonheur

Fredriksson Marianne – Hanna et ses filles

G

Garcia Bob – Le Testament de Sherlock Holmes 

Garcia Marquez Gabriel – Cent ans de solitude - Chronique d’une mort annoncée

Gaskell Elizabeth – Nord et Sud*.

Grenne Graham – La puissance et la gloire – Le fond du problème – Les comédiens – La saison des pluies – Le troisième homme – Tueur à gage

Hardy Thomas – Tess d’Uberville*

Harrison Colin – Manhattan Nocturne

Harrison Jim - Dalva.

Festival Quais du polar – Bilan !

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Le festival Quais du polar a agité Lyon en ce joli week-end d’avril. Je suis encore toute frétillante, c’est juste normal, d’autant que c’était mon premier salon du livre (j’ai un petit souci avec la foule).

Première étape, la rétro spéciale Tueurs en série à l’Institut Lumière, mon petit ciné de quartier (monté sur les usines des Frères Lumière, je fais ma snob 2 minutes). Avec au programme Seven, vu 7 ou 8 fois mais redécouvert grace à la présentation de Maxime Chattam (à gauche) et Franck Thilliez (à droite – ma photo est bien pourrie, sorry). Ils ont superbement évoqué leur film référence, notamment sa construction narrative : plus le film avance, moins l’on voit de choses, donc plus il est de place à l’imagination et à l’angoisse… brrrr.

Le petit plus : Maxime Chattam nous apprend qu’il est une image subliminale à la fin du film que je n’avais jamais vu malgré moult visionnages. Et je l’ai aperçu ! Indice : elle est située juste avant le dernier meurtre…

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Seconde étape, le salon lui-même. En ce dimanche matin (je me suis levée tôt un dimanche matin, s’il fallait une preuve que j’aime les livres, celle-ci est irréfutable), peu de monde, une très bonne ambiance, des auteurs disponibles, très accessibles, un vrai régal.

D’abord, Bob Garcia. Un type charmant, dont j’avais beaucoup apprécié le Duel en enfer. Même si, après discussion, je comprends que j’ai loupé une partie du livre : il faut croire que je ne sais pas toujours lire entre le lignes, mais ce n’est pas pour rien que j’ai choisi un dodo idiot comme « avatar », bref. J’ai craqué sur Le testament de Sherlock Holmes que j’avais également très envie de lire. 

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Bilan : un type vraiment charmant, deux dédicaces et je me coucherai moins bête ce soir.

***

Ensuite, une rencontre avec Olivier Bocquet, un jeune écrivain qui présentait ici son premier livre, Turpitudes, primé par des internautes (lauréat du premier Prix Thriller Mania). Je lui ai tenu la jambe un bon quart d’heure, je me suis bien marrée, un type vraiment intéressant. Son polar m’a tentée, en dépit du cadre (Fontainebleau) : une narration alternée, du suspens, de l’humour (on a dérivé sur Tom Sharpe), il n’en fallait pas plus pour me faire craquer ! Un second livre bientôt dans les bacs (fin 2010 ?) je vais surveiller tout ça de près.

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Bilan : une très chouette rencontre avec peut-etre un futur grand (qu’est-ce que je vais me la raconter dans 20 ans s’il devient célèb’ ! Snob j’vous dis !) et un achat coup de coeur avec une dédicace des plus sympas.

***

Autre rencontre : Lalie Walker. Une écrivaine que je ne connais que de nom (son site), car ses mésaventures judiciaires ont fait le tour de la blogo (Mango par exemple en parle ici). Comme je lui témoignais mon soutien dans cette histoire plus-effarante-tu-meurs, elle m’a assuré (j’espère ne pas déformer ses propos) avoir été très émue par les messages de sympathie reçus de toute la blogosphère à cette occasion.

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Bilan : une rencontre intéressante encore, une femme dont la sympathie est d’autant plus remarquable que je ne lui ai même pas acheté de livres, j’ai honte (non la dédicace n’est pas pour moi).

***

Évidemment, je garde pour la fin ze écrivain… attention les yeux… hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii *gloussements et trépignements intempestifs* : Jaspeeeer !!!

Il faut que je vous raconte. 

« (moi) – Sorry, my english is very bad (là, je pense fort à Ofelia ! I need some help !)

- (lui) Oh, my french is very bad too !

- (moi, soulagée, je tape la converse à la wanagain, c’est grandiose) I have a blog – a reader’s blog – and my pen name is Pickwick.

- (lui) *mort de rire* ».

Voilà. Et il a accepté de dédicacer mes exemplaires des aventures de Thusday Next (des livres en super pas bon état, j’avais honte) en indiquant mon prénom & mon pseudo. Extra.

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Bilan : une super rencontre comme dans mes rêves les plus fous et je vais pouvoir me la raconter pendant au moins 6 mois : j’ai fait rire Jasper Fforde. Et ouais.

Ah et l’info du jour : le tome 6 des aventures de Thursday arrive bientôt pour ceux qui lisent en version originale (Karine:), je pense fooort à toi), traduction française en 2012 pour les billes comme moi.

***

Bilan du bilan : comme vous pouvez le voir, j’ai rencontré des écrivains, et par-delà, des personnes vraiment charmantes, discuté avec eux plus d’une heure en tout (hyper accessibles je vous dis !) et fait la groupie hystéro en prenant plein de photos. Un grand moment.

Et mes achats fort raisonnables :

- Turpitudes d’Olivier Bocquet, un premier roman

- Le Testament de Sherlock Holmes, de Bob Garcia

+ 2 livres d’occasion (un bouquiniste était présent) signés de l’un de mes auteurs préférés, Erskine Caldwell (La route au tabac et Le bâtard).

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Autres livres que ma libraire, présente, m’a offert :

- Darhouse d’Alex Barclay

- Le testament des siècles d’Henri Loevenbruck (en 2 exemplaires !! J’organise donc un petit concours ici pour faire gagner ce livre !!).

Je retourne rêver de Jasper en attendant… le prochain festival !!

Soukee, Kathel, Neph et Chocoladdict étaient également présentes sur le salon ! Leurs billets réservent encore plein de surprises, ce festival est décidement très riche en évènements !

Bonne plock à tous !

 

Amateurs de polar… deux évènements annoncés !

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En pleine période de romans à suspens et d’enquêtes en tout genre, je ne pouvais manquer de faire un petit point actu sur le festival Quais du polar.

Deux évènements dévoilés.

D’abord, l’enquête entre jeu de piste et jeu de rôle dans la ville. Retrouver l’assassin de Simon Lepic, telle sera notre mission, armé pour cela d’un livret contenant les pièces à conviction… l’intrigue et les infos pour participer. J’ai hâte, et pas seulement pour les livres à gagner !

Ensuite, le streewars dont je vous laisse découvrir le site… J’ai moins hâte, parce que je sais déjà qu’à ce petit jeu là, je ne vais pas faire long feu !

Histoire de patienter avant l’annonce du programme, j’ai glané ici et là quelques billets sur les auteurs – français pour cette fois – qui seront présents au festival (juste, cette liste n’est pas exhaustive, donc si vous n’apparaissez pas, ne tapez pas, merci - ou alors si, mais juste sur votre clavier pour le signaler en commentaire).

- Maxime Chattam qui a semble-t-il conquis Madame Chalotte qui a publié de nombreux avis sur ses polars.

- Fabrice Humbert dont L’origine de la violence a reçu un bon accueil chez Papillon, Clarabel et Cécile, tandis que L’Ogresse a un avis plus mitigé.

- Jérôme Bucy, avec La Maison des enfants rouges (un « ovni » pour Fabien) ou La chambre d’ambre (un thriller très efficace pour Lily).

- Franck Thilliez, dont L’Anneau de Moebius a suscité l’enthousiasme de Calypso et d’aBeiLLe.

- Dominique Manotti, et son Bien connu des services de police, lu par Emeraude. Choco a un avis mitigé sur Nos fantastiques années fric.

- Antonin Varenne, auteur de Fakirs, lu par Flora.

- Et Bob Garcia, dont le Duel en enfer n’a certes pas du tout convaincu Matilda, mais plu à Alicia, à La liseuse et à votre serviteur.

Bonne plock à tous !

Edit du 9 mars : je n’avais pas évoqué Lalie Walker, pensant initialement faire un billet à part sur les lamentables poursuites judiciaires dont elle fait l’objet. Mais cette histoire consternante est très bien résumée par Mango notamment. J’espère que ses fans seront nombreux à lui apporter son soutien ! Je n’ai malheureusement jamais lu cet auteur… et je ne peux que vous encourager à jeter un oeil aux billets d’Eloah (qui a aimé Pour toutes les fois) et d’Anne-Sophie Demonchy (qui a eu un coup de coeur pour A l’ombre des humains).

  

Duel en enfer – Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur, par Bob Garcia

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Ce fut un plaisir de recevoir le dernier livre de Bob Garcia, Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur, pour mon premier partenariat organisé par Livraddict. Et ce fut également un plaisir à la lecture !

Comme le veut l’usage, d’abord le résumé fourni par le quatrième de couverture : « Londres, été 1888. Sous le poids d’une chaleur suffocante, la ville est saisie d’horreur par les premiers meurtres de celui qu’on nommera bientôt « Jack l’Éventreur ». Pourtant, aucune enquête du célèbre Sherlock Holmes ne mentionne le plus fameuse affaire criminelle qui a agité ses contemporains. Bien des années plus tard, le docteur Watson confia à son éditeur le journal de l’investigation qu’il mena aux côtés du détective sur l’insaisissable tueur en série. Une terrible plongé dans l’enfer des bas-fonds londoniens, sur les pas du meurtrier le plus sanguinaire et le plus énigmatique que l’Angleterre ait connu« .

Ce n’est pas peu dire que j’attendais l’auteur au tournant. Mettre ses pas dans les pas de Conan Doyle, rien que ça ! D’autant que Bob Garcia reprend toutes les ficelles originelles, à commencer par le point de vue, puisque l’histoire nous est contée par ce fidèle Docteur Watson. L’entrée en matière est plutôt classique - un journal inédit concédé à un éditeur à la mort du détective - but why not ? Plus largement, l’auteur reprend l’essentiel des clés qui ont fait le succès de Sherlock Holmes. Si ce n’est pas toujours finement amené, je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il ne pouvait que difficilement faire autrement…

J’avais donc placé haut mon degré d’exigence ; or, malgré certaines réserves, j’ai plongé dans l’intrigue sans me retourner et avalé ce polar d’une traite. Impossible de m’en décrocher avant de l’avoir terminé. Et de me demander alors : y’a-t-il un meilleur signe pour reconnaître un bon polar ?

Alors, soyons tout à fait honnête, il est certaines choses qui m’ont un peu dérangé. D’abord, le glauque à outrance : les bas fonds de Londres, la prostitution, la misère humaine… tout cela m’a semblé très racoleur. Ensuite, les angoisses existentielles et autres déboires sentimentaux de Watson, qui n’apportent pas grand chose au récit - voire qui le parasitent parfois.

Et surtout, l’impression d’une construction un poil bancale : l’enquête n’avance pas des masses pendant une bonne partie du récit, pour se précipiter ensuite. Les maigres indices et les pistes vagues ne permettaient pas de se faire la moindre idée du dénouement. Certains apprécieront peut-être… j’ai pour ma part vraiment regretté de ne pas pouvoir échaffauder le moindre début de commencement d’une petite hypothèse, ce que j’aime par dessus tout avec les polars !

Malgré tout, ça a bigrement bien marché. Pourquoi, comment ? Je me l’explique mal… A la réflexion, je crois que mon léger agacement a été très largement compensé. D’une part, par l’action : si l’enquête s’enlise, ce n’est pas faute, pour Holmes et Watson, de se démener. Les interrogatoires, les filatures, les poursuites, les confrontations… tout cela donne énormément de rythme au récit. D’autre part, par l’ambiance : Bob Garcia a su dépeindre une atmosphère et offre un récit très imagé. J’ai voyagé en fiacre, foulé le pavé humide, erré dans le brouillard londonien à la nuit tombée… 

Enfin, j’ai totalement adhéré au dénouement, surprenant mais convaincant. Et, cerise sur le gâteau : la postface de l’auteur, entre fiction et réalité, qui pourrait ne pas plaire à tout le monde… et c’est justement ce qui m’a plu !

Je remercie donc les éditions jailu.jpget la Team de 47286519 pour cette lecture très plaisante !

Alicia a partagé mon enthousiasme, La liseuse également, mais Matilda et Soukee beaucoup, beaucoup, moins !

A noter : Bob Garcia sera présent au festival Quais du polar !

Bonne plock à tous !

Duel en enfer – Sherlock Holmes contre Jack L’Eventreur, par Bob Garcia (2008), aux éditions J’ai Lu, 667 p., ISBN : 978-2-290-01888-0.

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