Robe de marié, par Pierre Lemaitre

  En haut de la pile « Elle a appris à se méfier d’elle-même. C’est peut-être même ce qu’elle fait de mieux« 

Il est des révélations faites par le quatrième de couverture… à éviter donc (même en cours de lecture !).

Sophie semble perdre la tête, perdre la mémoire, perdre pied. Ce sont d’abord des objets disparus ou déplacés, des rendez-vous annulés, des fichiers perdus ; ce sont aussi des absences, une apathie et de mystérieux malaises qu’elle ne s’explique pas ; jusqu’à  l’irréparable : des meurtres, dont tout semble indiquer qu’elle en est l’auteur et dont elle n’a pourtant aucun souvenir. Sophie ne voit alors qu’une issue : disparaître, changer de nom, changer de vie. Mais cela suffira-t-il pour en réchapper ? Rien n’est moins sûr…    

Quelle intrigue, mais quelle intrigue ! Robe de marié repose sur un scénario extrêmement bien pensé et d’une perversité stupéfiante. L’histoire de Sophie n’a pas fini de surprendre :  rebondissements, révélations, retournements de situation… et pourtant, le fil conducteur de ce thriller est parfaitement maîtrisé. Les quelques indices semés par-ci par-là permettent de deviner une partie des événements, tout en réservant de belles surprises – le genre de dosage dont je raffole, lorsque les intuitions se confirment et où les zones d’ombre s’éclaircissent en temps utile.

Une intrigue bigrement bien pensée donc, mais qui, au vu de sa qualité justement,  aurait certainement mérité un meilleur traitement à mon sens… Car pour le reste,  on repassera : l’ambiance est inexistante, le style quelconque et certaines imprécisions dommageables. Il est également des facilités, notamment dans le déroulement de la fuite de Sophie, sur lesquelles il faut rapidement passer pour ne pas tiquer (ici, on est loin du magistral Orages Ordinaires de William Boyd, thriller également construit sur la fuite d’un personnage en zone urbaine).  

« Elle s’est redressée sur un coude. Elle s’essuie les yeux avec le drap en cherchant ses cigarettes à tâtons et ne les trouvant pas, elle réalise brusquement où elle est. Tout lui revient, les événements de la veille, la soirée… Elle se souvient instantanément qu’il faut partir, quitter cette maison. Se lever et partir, mais elle reste là, clouée au lit, incapable du moindre geste. Épuisée« .

Robe de marié reste un thriller d’une ingéniosité époustouflante, mais dont il ne faut pas attendre davantage, en particulier sur le plan littéraire… comme un diamant brut de scénario, malheureusement mal ou insuffisamment taillé.

L’avis de L’Ogresse avec qui nous avons fait lecture commune ! Tout frais également, l’avis d’Amanda. Et un grand merci à Bouma pour m’avoir offert ce polar à l’occasion du Swap Fait moi plaisiiiiir !

Bonne plock à tous !

Robe de marié, par Pierre Lemaitre (2009), aux éditions Livre de poche (2010), 314 p., ISBN 978-2-253-12060-5.

Bloganniversaire (avec concours) !

Dans quelques jours, dans quelques heures mêmes, ce petit blog fêtera son demi-n’anniversaire… Loin des années d’expériences blogosphériques, je voulais tout de même dire un petit mot pour marquer le coup des 6 mois de création de ce blog !

6 mois de blogs, soit 63 titres chroniqués, dont 5 coups de coeurs, 3 concours organisés et 2 livres gagnés, 4 swaps (plus 2 en cours), 1 très beau cadeau venu de l’autre côté de l’atlantique, 8 livres-voyageurs, 2 salons du livre, 18 challenges (dont 3 accomplis et 1 co-organisé ici !), 8 blogueurs et blogueuses rencontrés in real life, moult tags, et bien sûr, bien sûr, l’apparition d’une PAL à mes yeux gigantesque…

6 mois de blogs, c’est aussi 115 articles, 27906 « hits » et 14301 « visites » à ce jour (ne me demandez pas à quoi cela correspond exactement) et 1779 commentaires (-438 signés bibi) à ce jour, soit… je n’ai pas compté, mais merci à tous pour vos messages !

6 mois de blogs, c’est aussi et surtout, 1 tonne 5 de bonheur (à la louche), 712428 fous rire (ou quelque chose de cet ordre là), 1 grosse frayeur, et même quelques moments d’émotion pure (grandes folles que vous êtes). Impossible de résumer en quelques mots la joie qui est la mienne d’être de cette belle aventure, sauf à dire que j’aime la blogo du fond de mon petit coeur. Une pensée particulière à celles qui m’ont aidé à démarrer sur la toile et aux blogueuses qui m’accompagnent régulièrement, et un grand merci à tous !

Et justement, pour vous remercier, je propose un petit concours… 

Quel titre chroniqué sur ce blog a suscité le plus grand nombre de visites ?

- La lamentation du prépuce, de Shalom Auslander

- Orages ordinaires, de William Boyd,

- Sukkwan Island, de David Vann

Participation ouverte à tous ceux ayant déjà laissé un commentaire sur ce blog et ce jusqu’au samedi 24 juillet (20h). Un tirage au sort parmi les bonnes réponses.

Quant à ce blog, il a déjà reçu son cadeau : une nouvelle bannière signée Petite étoile sadique que je remercie infiniment ! You’re great !

Bonne block à tous ! 

*Index par genre*

Romans et nouvelles

Littérature anglo-saxonne

Littérature américaine

John Krakauer – Into the Wild

Erskine Caldwell – Un p’tit gars de Georgie – Le petit arpent du bon Dieu

Richard Wright – Native Son

Edgar Hilsenrath – Fuck America

Andrew Sean Greer – L’Histoire d’un mariage

Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique

Meyer Levin – Frankie & Johnnie

John Irving – Un mariage poids moyen

Joyce Carol Oates – Délicieuses PourrituresPremier Amour, Un conte gothique

Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Norman Mailer – Un rêve américain

Armistead Maupin – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Francisco – Tome 7)

Shalom Auslander – La lamentation du prépuce

Jack Kerouac – Sur la route, le rouleau original

David Vann – Sukkwan Island

Rick Bass – Winter

Chester Himes – La Reine des pommes

George Pelecanos – Un jour en mai

Littérature britannique

Ali Smith – Girl meets boy

Nick Hornby – Juliet, naked

Jean Rhys – Voyage dans les ténèbres

Melvin Burgess – Junk

Helen Zahavi – Dirty Week-end

Rachel Cusk – Bienvenue à Egypt Farm

Tom Sharpe – Wilt (tome 1 à 4) – Mêlée ouverte au Zoulouland

Jasper Fforde – Délivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)L’affaire Jane Eyre

Somerset Maugham – Amours Singulières

Littérature australienne

Elizabeth Jolley – Foxybaby

Littérature scandinave et nordique

Littérature norvégienne

Herbjorg Wassmo – La Septième rencontreLa fugitive

Littérature danoise

Jorn Riel – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Morten Ramsland – Tête de chien

Littérature finlandaise

Sofi Oksanen – Purge

Littérature européenne continentale

Littérature autrichienne

Stefan Zweig – Le Joueur d’échecVingt-quatre heures dans la vie d’une femme

Daniel Glattauer – Quand souffle le vent du nord

Littérature roumaine

Domnica Radulescu – Un train pour Trieste

Littérature tchèque

Jaroslav Hasek – Le brave soldat Chvéïk

Littérature sud-américaine

Littérature chilienne

Pablo Neruda – La solitude lumineuse

Littérature asiatique

Littérature indienne

Rabindranath Tagore – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Littérature irannienne

Nahal Tajadod – Debout sur la terre

Littérature francophone

Littérature québécoise

Janik Tremblay – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend

Littérature française

Martin Page – Une parfaite journée parfaite

Tonino Benaquista – Saga

J.M. Erre – Prenez soin du chienMade in ChinaSérie Z

Dominique Mainard – Pour Vous

Jean-François Delapré – Catalène Rocca

Christophe Ferré – La photographe

Colette – Chéri

Philippe Jaenada – Les Brutes

Mathias Enard – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

 

Biographies

Stefan Zweig – Marie-AntoinetteBalzac, le roman de sa vie

Jospeh Barry – George Sand, ou Le Scandale de la liberté

 

Théâtre et Poésie

Roberto Athayade – Madame Marguerite

Léopold Sédar Senghor – Poèmes perdus

 

Polar – Thriller – Espionnage

Tim Cockey – Le croque-mort a la vie dure

Bob Garcia – Duel en enfer

Donna Leon – Mort à la Fenice

Glenn Cooper – Le livre des morts

Stella Rimington – L’invisible

Jon Fasman – La ville insoumise

Olivier Bocquet – Turpitudes

William Boyd – Orages ordinaires

Frank Delaney – Les Enfants de la nuit

Michael Connelly – Echo Park

Kate White – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Victor Rizman – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

Henri Loevenbruck – Le Testament des siècles

Deon Meyer – Les Soldats de l’aube

Philip Kerr – La Trilogie berlinoiseLa Mort entre autres – Une Douce flamme.

Pierre Lemaitre – Robe de marié.

*Index par auteur*

A

Athayade Roberto – Madame Marguerite

Auslander Shalom – La lamentation du prépuce

B

Barry Jospeh – George Sand, ou Le scandale de la liberté

Bass Rick – Winter

Benaquista Tonino – Saga

Bocquet Olivier – Turpitudes

Boyd William – Orages ordinaires

Burgess Melvin – Junk

C

Caldwell Erskine – Un p’tit gars de Georgie – Le Petit arpent du bon Dieu

Cockey Tim – Le croque-mort a la vie dure.

Colette – Chéri

Connelly Michael – Echo Park

Cooper Glenn – Le livre des morts

Cusk Rachel – Bienvenue à Egypt Farm

D

Delaney Frank – Les Enfants de la nuit

Delapré Jean-François – Catalène Rocca

E

Enard Mathias – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

Erre J.M. – Série Z

               – Made in China

               – Prenez soin du chien

F

Fasman Jon – La Ville insoumise

Ferré Christophe – La photographe

Fforde Jasper – L’affaire Jane EyreDélivrez-moi (et autres aventures de Thursday Next)

Fitzgerald Francis Scott – Gatsby le magnifique

G

Garcia Bob – Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur

Glattauer Daniel – Quand souffle le vent du nord

Greer Andrew Sean – L’Histoire d’un mariage

H

Hasek Jaroslav – Le brave soldat Chvéïk

Hilsenrath Edgar – Fuck America

Himes Chester – La Reine des pommes

Hornby Nick – Juliet, naked

I

Irving John – Un mariage poids moyen

J

Jaenada Philippe - Les Brutes

Jolley Elizabeth – Foxybaby

K

Kerouac Jack – Sur la route, le rouleau original

Kerr Philip – La Trilogie berlinoiseLa Mort, entre autres – Une Douce flamme.

Krakauer Jon – Into the Wild

L

Lee Harper – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lemaitre Pierre – Robe de marié

Leon Donna – Mort à la Fenice

Levin Meyer – Frankie & Johnnie

Loevenbruck Henri – Le Testament des siècles

M

Mailer Norman – Un rêve américain

Mainard Dominique – Pour vous

Maugham Somerset – Amours singulières

Maupin Armistead – Michael Tolliver est vivant (Les Chroniques de San Fransisco – Tome 7)

Meyer Deon – Les soldats de l’aube

N

Neruda Pablo – La solitude lumineuse

O

Oates Joyce Carol – Délicieuses Pourritures

                               – Premier Amour, Un conte gothique

Oksanen Sofi – Purge

P

Page Martin – Une parfaite journée parfaite

Pelecanos George – Un jour en mai

Q

R

Radulescu Domnica – Un train pour Trieste

Ramsland Morten – Tête de chien

Rhys Jean – Voyage dans les ténèbres

Riel Jorn – Les Ballades du Haldur et autres racontars

Rimington Stella – L’invisible

Rizman Victor – 40 ans, 6 morts et quelques jours…

S

Senghor Léopold Sédar – Poèmes perdus

Sharpe Tom – Wilt (tomes 1 à 4)

                   – Mêlée ouverte au Zoulouland

Smith Ali – Girl meets boy

T

Tagore Rabindranath – Aux bords du Gange et autres nouvelles

Tajadod Nahal – Debout sur la terre.

Tremblay Janik – Le Bonheur est assis sur un banc et il attend.

U

V

Vann David – Sukkwan Island

W

Wassmo Herbjorg - La Septième rencontre

                               - La fugitive

White Kate – Hush, ce que vous ne dites pas peut vous tuer

Wright Richard – Native Son

X

Y

Z

Zahavi Helen – Dirty week-end

Zweig Stefan – Marie-Antoinette

                       – Balzac, le roman de sa vie

                       – Le Joueur d’échec

                       – Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme

 

Tag : le compte à rebours

Taguée par Daniel Fattore il y a quelques temps déjà (sorry !), je suis invitée à lancer le compte à rebours…

 

10 livres pour m’attirer - Ce sont surtout les auteurs qui m’attirent…                  avtromaingary5084.jpeg

- N’importe quel titre de Romain Gary – et en particulier, La vie devant soi.

- Un titre de John Irving – parce que quand j’aime, j’aime.

- Un titre de John Steinbeck, parce qu’il restera celui qui a fait de moi une lectrice compulsive.

- Un titre d’Erkine Caldwell, parce que c’est depuis lui que j’assume mon penchant pour le roman glauque.

- Un titre d’Herbjorg Wassmo, parce que sa plume m’a touché-coulé.

- Un titre de William Boyd, parce que je suis encore sous le coup d’Orages Ordinaires.

- Un titre de Joyce Carol Oates, parce que cette auteur est en train de me faire succomber – j’en garderai une éternelle reconnaissance pour George.

- Un titre de Stefan Zweig, parce que c’est plein de modernité. 

- Un titre de Richard Wright, parce que wouah la claque.

- L’Adieu aux armes, d’Ernest Hemingway parce que j’ai pleuré. Beaucoup pleuré.

 

9 séries de livre pour m’envoûter                                                                    

- La série de Jasper Fforde, bien sûr !

- Le livre de Dina, d’Herbjorg Wassmo

- La trilogie de Tora, d’Herbjorg Wassmo encore.

- La trilogie de Karna, d’Herbjorg Wassmo toujours.

- La série des Harry Bosch, par Michael Connelly

- Wilt, par Tom Sharpe

- Les chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin

- Alice, de Lewis Caroll

- et, oui, tiens : Astérix. 

8 films pour me comprendre                                                                                  7621.jpg

- Le Roi et l’Oiseau                                                                                                     

- Pulp Fiction

- Million Dollar Baby

- Star Wars (les vieux, les vrais !)

- Tueurs nés

- Wayne’s World

- Casino Royale

- L’étrange Noel de Mr Jack
7 séries pour me connaître                                                                              niptuckseas3.jpg

- Dr House

- Les Experts

- Nip/Tuck

- Esprits criminels

- Ally McBeal

- Oz

- South Park

(et aussi… Alias, Sex and the City, Law and Order, Friends, Cold Case, Californication, Grey’s anatomy, 24h Chrono, Ugly Betty, Bones, The L Word, Medium, Everybody hate Chris, The Closer, Le prince de Bel-Air, Boomtown, Urgences, The mentalist, Desperate Housewife, NCIS… et j’en oublie certainement. Faut pas me lancer sur les séries US… Inconditionnelle !)

6 acteurs/actrices pour m’émerveiller                                                            articleseanpennfume.jpg

- Sean Penn

- Marion Cotillard

- Harrison Ford

- Susan Sarandon

- Robert my Robert

- Charlotte Gainsbourg

 

5 chansons pour chanter (heu… baragouiner, ça marche aussi ?)

- Bohemian Rapsody – Queen

- Respect – Otis Redding

- Superwoman – Alicia Keys

- Vancouver – Véronique Samson

- Fever – Peggy Lee

 

http://www.dailymotion.com/video/x65kjd

 

4 pays pour rêver

- Les Pays-Bas

- Le Chili

- Les Etats-Unis

- Le Liban

3 villes pour visiter (…un jour peut-être !?)                                                       800pxbergentorgetpanorama.jpg

- San Francisco

- Bergen (Norvège)

- Vladivostok (puisque le Transsibérien !)

 

2 mangas pour parler. Heu, moi pas parler mangas… alors on mixe ?

- une BD : Gaston Lagaffe

- et un dessin animé japonais : Les chevaliers du Zodiac.

 

1 réalisateur pour m’attendrir.

Un seul ? Alors ce sera le fils ou la fille cachée de Clint Eastwood, de Tim Burton et de Quentin Tarantino. 

 

***

Piou, j’y suis (presque) arrivée ! Pas simple cette histoire, j’ose à peine taguer quelqu’un ! Mais je me dis que Canel et Kikine auront peut-être envie de s’y coller ?

Bonne plock à tous !

Orages Ordinaires, par William Boyd

97820210010371.gif  « Ne te tape jamais ta voisine, il se souviendrait de ça dans une prochaine vie« .

Il est parfois des lectures paradoxales que l’on souhaite ne jamais voir finir tant le plaisir est grand, et que, dans le même temps, l’on ne peut s’empêcher de dévorer tant le suspens est insoutenable. Ce fût le cas du dernier roman de William Boyd, Orages ordinaires, que je peux annoncer immédiatement comme étant un grand coup de coeur.

Le plaisir commence dès le quatrième de couverture, avec une présentation comme on aimerait en voir plus souvent. « Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu’il tenait pour acquis : sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l’auteur tout désigné d’un meurtre. Police et tueurs à gage lancés à ses trousses, sa seule issue est d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre la multitude de ces disparus qui hantent les grandes capitales mais demeurent indétectables sous les rayons inquisiteurs des radars sociaux. Entre ses poursuivants multiformes et insaisissables et ses frères de misères, Adam fait l’apprentissage cruel et fascinant de l’art de la survie à l’intérieur d’un Londres hors normes, peuplé de personnages fort inventifs face aux vicissitudes existentielles« …

Si les toutes premières pages peuvent être un peu déconcertantes, l’on comprend  très rapidement que l’on tient dans les mains un vrai bijou.

D’abord et avant tout pour la qualité de l’intrigue. Une narration alternée (encore !), qui permet de suivre la chasse à l’homme lancée contre Adam, le témoin gênant, par cet ancien militaire devenu mercenaire et orchestrée par les barons de l’industrie pharmaceutique.

Une intrigue bien construite et qui n’a rien d’insurmontable ! William Boyd sait doser les zones d’ombres, les révéler en temps utile, et créer une traque à couper le souffle sans jamais perdre son lecteur. Tout a du sens et tout s’éclaire au moment opportun. Il n’est ni imbroglio gratuit, ni mélo facile, en particulier à la fin – une fin étonnamment apaisante.

Orages Ordinaires, c’est aussi une ambiance, des personnages terriblement crédibles (mention spéciale à Ly-on, « petits petits pois ») et un style – magistral. Et une réflexion tout en finesse sur les enjeux de l’identité, de l’anonymat, du pouvoir, de l’éthique, de l’échelle sociale… bref, du chaos de la société moderne.

« Il s’offrit une douche dans la suite de la gare Victoria et se lava les cheveux pour la première fois en un mois ou presque. Il examina l’étranger barbu aux traits tirés qui le fixait dans le miroir tandis qu’il se coiffait et fut frappé par la force des sentiments contraires qui l’habitaient : une vive fierté devant sa résilience et son ingéniosité, un amer apitoiement sur soi-même à l’idée qu’il avait pu en arriver là. Oui, je suis libre, songea-t-il, mais que suis-je devenu ?« .

Un thriller qui se déguste aisément tout en donnant à réfléchir sur le monde qui nous entoure. J’en redemande ! Merci à L’Ogresse, grâce à qui j’avais repéré ce titre !

Et je remercie bien sûr Alapage pour l’envoi du roman Orages Ordinaires de William Boyd, un auteur dont je ne vais certainement plus me passer ! 

Bonne plock à tous !

 

Orages Ordinaires (Ordinary Thunderstorms), par William Boyd (2009), traduit de l’anglais par Christiane Besse, aux éditions du Seuil (2010), 476 p., ISBN 978-2-02-100103-7.

 

*La PAL*

Pile à Lire


(*) Lecture intégrée dans un challenge

Littérature : romans, nouvelles et polars

A

Aguéev M. – Roman avec cocaïne

Aubert Brigitte – La danse des illusions

Auster Paul – Moon Palace

B

Balzac – Le colonel ChabertEugénie Grandet

Barclay Alex – Darkhouse

Barjavel René – Les chemins de Katmandou – Tarandol

Beauvoir (de) Simone – Les belles images

Benacquista Tonino – Quelqu’un d’autre

Bizien Jean-Luc – La chambre mortuaire

Bocquet Olivier – Turpitudes

Boyd William - Orages Ordinaires - La Vie aux aguetsArmadillo.

Burden Linnet – Les ombres de Chicago

Burrough William S. – Exterminateur !

Caldwell Erskine – Le bâtard – La route au tabac

Calvino Italo – Le baron perché

Capote Truman – Petit déjeuner chez Tiffany

Charyn Jérôme – Marilyn la Dingue

Chattam Maxime – L’âme du mal

Chesbro Georges – Bone

Colette – Sido – La vagabonde – Mes apprentissages – En pays connu – La chatte – Duo – Le Toutounier – Chéri* – La chambre éclairée

Colwin Laurie - Comment se dire adieu ?

Compton-Burnett Ivy – Frères et Soeurs*.

Connelly Michael – Wonderland Avenue* – L’envol des anges* – Echo Park*

D 

DeLillo Don - Americana.

Dick K. Philip - Ubik

Dickens Charles - De grandes espérances*

Donovan Gerard - Julius Winsome.

Dos Passos John – 42e parallèle - L’An premier du siècleLa grosse galette (la trilogie USA)

Dostoievski - Les possédés.

Dreiser Theodore – Sister Carrie*

Dubois Jean-Paul - Une vie française*.

Duras Marguerite - Les Petits chevaux de Tarquinia

E

Edogawa Ranpo – Le Lézard noir*

Erre J. M. – Made in ChinaPrenez soin du chien

Ellis Bret Easton – Les lois de l’attraction

Etcherelli Claire – Elise ou la vraie vie

Evanovitch Janet – La prime – A la une, à la deux, à la mort.

F

Fallada Hans – Seul dans Berlin

Fante John – Mon chien stupide

Faulkner William - Pylône

Fitzgerald Francis Scott – L’étrange histoire de Benjamin Button

Foenkinos David – En cas de bonheur

Fredriksson Marianne – Hanna et ses filles

G

Garcia Bob – Le Testament de Sherlock Holmes 

Garcia Marquez Gabriel – Cent ans de solitude - Chronique d’une mort annoncée

Gaskell Elizabeth – Nord et Sud*.

Grenne Graham – La puissance et la gloire – Le fond du problème – Les comédiens – La saison des pluies – Le troisième homme – Tueur à gage

Hardy Thomas – Tess d’Uberville*

Harrison Colin – Manhattan Nocturne

Harrison Jim - Dalva.

My very best friend of my life

Il est des moments dans la vie où il faut regarder les choses en face. Longtemps, j’ai fermé les yeux, repoussé la question, ignoré l’ampleur de la situation. Mais, il faut me rendre à l’évidence : ma PAL a juste pris des proportions jamais atteintes jusqu’ici…

Les raisons ? Oh, que de belles choses ! Des coups de coeur, des coups de tête, un coup de main (j’ai aidé un ami à déménager, et il m’a donné plein de vieux livres pour me remercier), mais aussi la générosité de la blogosphère (marchi beaucoup !).

Bon, mon ancienne PAL a légèrement dégrossi. Légèrement oui, c’est vrai, mais dégrossi quand même. Quatre livres lus… Que celle qui ne s’est jamais extasié devant 312 g de moins sur la balance me jette le premier livre.

Mon ancienne PAL ressemble désormais à ça :

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Ma nouvelle PAL, c’est surtout des coups de tête et des coups de coeur :

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Ma nouvelle PAL, c’est également un coup de main (offert pour avoir aidé dans un déménagement. Non pas que j’ai été d’une utilité dingue, mais le coeur y était… et puis les intérêts se sont croisés car c’était l’occasion de donner plein de livres qui prennent de la place à quelqu’un qui aime lire. La vie est ainsi faite, c’est merveilleux). Et tout n’est pas sur la photo, il me reste un carton à déballer encore !

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Ma nouvelle PAL, c’est aussi des envies nées de la blogosphère (au 1er plan… encore une photo bien réussie !)

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Ma nouvelle PAL, c’est aussi des prêts, des cadeaux et des livres voyageurs de la blogosphère toujours ou d’ailleurs :

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Les livres de ma PAL issus de la blogosphère, je voulais en parler ici (pour la PAL dans son ensemble, c’est là

- Carole Martinez, Le coeur cousu, vu chez BOB et sur les blogs recensés.

- Gabriel Garcia Marquez, Chronique d’une mort annoncée, vu chez Cynthia.

- John Irving, Je te retrouverai, vu chez Céline.

- Jim Harrison, Dalva, vu chez Ingannmic.

- Mara Lee, Beautés volées, vu chez La plume et la page.

- Dostoievski, Les possédés, vu chez Ofelia (et récupéré à l’occasion du déménagement !)

- Philip K. Dick, Ubik, vu chez Fashion (et récupéré lors du déménagement aussi !)

- Virginia Woolf, La promenade du phare et Mrs Dalloway, vu entre autre chez Keisha (et récupérés lors du déménagement encore !)

- William Boyd, Orages ordinaires, vu chez L’Ogresse (et choisi dans un partenariat avec Alapage).

- David Vann, Sukkwan Island, qui m’a été envoyé par Caro[line].

- Gerard Donovan, Julius Winsome, gagné chez Emma.

- Jon Fasman, La ville insoumise, qui voyage grâce à Keisha.

- Don DeLillo, Americana, qui m’a été envoyé par Chaplum.

- Jean-Paul Dubois, Une vie française, prêt d’une amie.

- George Chesbro, Bone, prêté par mon frérot.

- Lautréamont, Oeuvres complètes, prêté par une amie encore.

Vous comprenez pourquoi il me faudra encore quelques heures, quelques jours peut-être même pour mettre en ligne ma PAL dans sa totalité. Et le pire, c’est que je n’ai pas tout pris en image… Tout ça me fout un peu le vertige, mais j’ai les yeux qui brillent rien qu’à regarder les photos !

Bonne plock à tous !

P.S. : encore un grand merci à tous ceux qui me prêtent, donnent ou font voyager des livres par chez moi !

P. P. S. : si vous voyez ici un livre qui provoque une envie irrésistible de lecture, n’hésitez surtout pas à m’en toucher un mot ! Vu la taille de ma PAL, vous pourriez le lire 1000 fois avant que je n’ai plus rien à lire, donc c’est avec grand plaisir (exception faite bien sûr pour les livres prêtés – et je précise également que certains livres ne sont pas dans une forme olympique, notamment ceux récupérés lors du déménagement. Je les ai dépoussièrés et même parfois lavés avec amour, mais certains ont bien vécu leur vie de livre… espérons qu’ils puissent encore supporter quelques voyages !).

Edit du 21/04 : ayé, la PAL est en ligne ! Et classée en plus ! Il manque encore une photo du dernier carton, mais les titres sont notés. A venir aussi, les livres reçus dans les swaps, mais… surpraïse ! 

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