Swap fait moi plaisiiiiir : le dénouement !

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Un swap organisé par l’adorable Liyah et qui fait plaisiiiiiiir ? J’ai dit oui bien sûr ! Et j’ai rudement bien fait car j’ai été gâtée de chez gâtée !

Zieutez donc cette foultitude de paquets…

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… qui renferment une foultitude de livres ! 8 livres – oui oui- 8 !!! Gâtée de chez gâtée j’vous dis !

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D’abord, plein des polars :

- Robe de mariée, de Pierre Lemaitre, que je voulais lire après avoir vu moult avis positifs sur la blogo !

- Les ombres de Chicago, de Linnet Bruden, pour un crime dans les bas fonds d’une ville qui me fascine…

- Hématome, de Maud Mayeras, une « lecture coup de poing » comme je les aime m’annonce ma swappeuse !

- L’âme du mal, de Maxime Chattam, un auteur que j’ai envie de découvrir depuis longtemps !

Mais aussi des romans :

- Dégâts des eaux, par Donald Westlake, l’auteur préféré de ma swappeuse ! « Une gigantesque histoire de fous follement captivante » annonce la couverture, exactement ce que j’aime !

- Le moindres des mondes, par Sjon, un auteur islandais, qui est aussi le parolier de Bjork, moi qui adore les récits scandinaves !

- Un endroit où se cacher, par Joyce Carol Oates !!! Je raffole de cette auteur, j’avais très envie de lire ce roman comme je l’avais indiqué dans mon questionnaire… merci !!!

- Et une belle attention qui m’a fait très plaisir : Le goût de Lyon, un livre sur ma ville d’adoption que j’adore ! Il s’agit d’un recueil de texte signés de grands auteurs sur cette très belle ville… j’ai hâte de le chroniquer pour vous donner envie de la découvrir !

Mais ce n’est pas tout : il y a aussi…

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- un DVD, Vanilla Sky, de la bonne époque de Tom Cruise, un film à clé comme je les aime me dit ma swappeuse (que je rassure : non je ne l’ai jamais vu !)

- de très beaux marque-pages impressionnistes, dont l’un est magnétique ! Ma swappeuse ne pouvait pas le savoir, mais cela touche tout spécialement mon « quart normand » (de mon grand-père paternel… oui, mes quatre grands-parents étaient de quatre coins bien différents, et même si le Berry et les Flandres sont tout spécialement dans mon coeur, la Normandie où j’ai encore de la famille éloignée résonne toujours un peu en moi !)

N’oublions pas les gourmandises : des chamalows goût fraises tagada (je suis obligée de me battre avec Mr Pickwick pour en sauver quelques uns, ché trop bon), de la barbapapa (enfin, il y en avait !) et du thé blanc ! J’ai goûté pour la première fois hier, c’est divin !

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Et surtout, le colis contenait une réalisation de ma swappeuse, sous forme de puzzle ! J’adore l’idée et je la trouve très réussie !

Bref, un magnifique colis qui m’a fait ultra plaisiiiiiir !!!

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Un énorme MERCI à Bouma !

Tu as fait d’excellents choix dans la préparation du colis, un colis très personnalisé qui me touche énormément ! Et tu m’as tellement gâtée, j’en suis presque confuse ! Merci mille fois donc !

Et pour voir les autres colis, un petit clic chez Liyah !

Bonne plock à tous !

Edit : j’ai pris aussi un réel plaisiiiir à swapper Yoshi !

Dina – Le film, par Ole Bornedal

dina.jpeg « Je suis Dina. Je ne suis personne. »

« Durant les années 1840, dans une petite ville portuaire de Norvège, Dina, une jeune fille sensuelle et solitaire, vit le traumatisme de la mort de sa mère, qu’elle a accidentellement provoqué durant son enfance. Rejetée par son père, elle devient une créature sauvage et fougueuse qui refuse toutes les règles de son époque. Seul son tuteur parvient à la faire sortir de son mutisme en lui communiquant sa passion dévorante pour le violoncelle. Sortant peu à peu de son isolement, Dina devient une femme de caractère, imprévisible et obstinée. Amante passionnée, dépassant les conventions de son mariage arrangé, Dina s’engage pleinement dans des amours tumultueuses pour prendre sa revanche sur la vie ».

Dina est une adaptation du livre d’Herbjorg Wassmo, Le Livre de Dina. Et une adaptation vraiment fidèle, dans la lettre et l’esprit, un modèle du genre. Non seulement ce film ne m’a pas déçu, mais il m’a totalement subjugué – alors que mes attentes étaient très hautes compte-tenu de l’amour (pas moins !) que je porte à cette trilogie. Une vraie réussite. Plus encore que le livre, le film m’a fait des chatouillis dans le ventre et mis les yeux humides à plusieurs reprises. Il est aussi des passages très drôles, et surtout, surtout, des images sublimissimes.

C’est donc une très belle adaptation, mais c’est aussi un très beau film dans l’absolu. J’en veux pour preuve le sentiment de Mr Pickwick, qui n’a jamais lu Le Livre de Dina, qui n’est pas un inconditionnel des grands espaces scandinaves, et qui a pourtant été subjugué par ce film. Lisez Dina, regardez Dina. Ce billet rédigé sous le coup de l’émotion ne rend  certainement pas justice à cette héroïne magistrale.

Trêve de blabla et bande annonce (française… le trailer international, visible ici, m’a bien moins convaincu…).

http://www.dailymotion.com/video/x8s7kh

Lorsque l’on m’avait posé la question « Quelle héroïne for ever ? », la réponse avait fusé comme une évidence : Dina, bien sûr. Ce qu’avait bien noté Cécile qui m’avait offert ce DVD à l’occasion du Lady Swap organisé par Lou et Titine. Un énorme merci à toi !

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Un film qui s’inscrit dans le Challenge Ewan vs Christopher organisé par Cryssilda et Titine. Moi qui était une pro-Ewan convaincue, je dois bien reconnaître que je suis tombée totalement sous le charme de Christopher. Le personnage qu’il campe magnifiquement y est certainement pour beaucoup, mais il y a bien autre chose… quel regard, quelle présence… et quel bel homme ! I’m in love !

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Bonne plock à tous !

Dina (I am Dina), film danois-allemand réalisé par Ole Bornedal (2002), avec Maria Bonnevie, Gérard Depardieu, Christopher Eccleston, Mads Mikkelsen…

Tag : comment choisis-tu tes livres ?

 

Taguée par Canel, une seule question – mais quelle question ! 

Comment choisis-tu tes livres ?

Et oui, comment ?

Longtemps, ce fût les grands noms. Courageuse, mais pas téméraire. Un bon moyen de d’assurer ses arrières, surtout quand à une époque je lisais assez peu. En brocante, je n’hésitais jamais longtemps devant Camus, Gary, Vian, Hemingway, Kessel… et pour peu que le premier me plaisait, je cherchais le reste en bouquiniste ou chez ma libraire. C’est pour ça qu’aujourd’hui encore, Steinbeck encombre tout un rayon de mes étagères.

Aujourd’hui, c’est avant tout le cadre. Des auteurs alors inconnus au bataillon, mais des lieux et des époques qui m’attirent énormément : essentiellement la Scandinavie (j’ai ainsi découvert Herbjorg Wassmo en dénichant la trilogie de Tora en brocante ; je me demande encore comment cette dame a pu revendre ces livres, moi j’en serai bien incapable) et les Etats-Unis au XXe siècle (c’est comme ça que je me suis penchée sur Dos Passos, Armistead Maupin ou Erkine Caldwell).

Mais c’est aussi le discours. En particulier si ça dénonce à tout va : Huxley, Soljenistyne, Orwell, Richard Wright, Kafka… J’aime  aussi être dérangée, secouée, bouleversée par une lecture. Quand on me dit « lecture forte », je ne résiste jamais longtemps ! Et en contre-partie – rien de paradoxal, bien au contraire – je me procure des lectures-détente à déguster en alternance, soit essentiellement des polars et des thrillers, choisis les yeux fermés souvent.

D’ailleurs, à propos des lectures détente, je me fie depuis peu au potentiel hallucinogène du récit. Pour peu que les qualificatifs « loufoque », « déjanté », « fou à lier » s’appliquent au roman, je prends. Et j’ai la chance d’avoir une libraire parfaitement au fait sur ce terrain : Jasper Fforde, c’est elle ! Tim Cockey, c’est encore elle ! Tom Sharpe, c’est toujours elle !

Enfin, inutile de préciser que grâce à la blogo, je comble parfaitement ces attentes – et plus encore. Car non seulement je trouve de tout ça à me mettre sous la dent – et même plusieurs fois par jour – mais je commence aussi à m’ouvrir à d’autres choses !

Et vous, Liyah, Choco, Clara, comment choisissez-vous vos livres ?

Tête de Chien, par Morten Ramsland

folio021.jpg    « Ne te laisse pas envoûter par les esprits des arbres »

« Entre Norvège et Danemark, des années trente à nos jours, ce récit cocasse célèbre la famille, pour le meilleur comme pour le pire. De la rencontre d’Askild et de Bjork naît une ribambelle de personnages tous  plus loufoques les uns que les autres. Morten Ramsland réussit à conjuguer bonheurs et malheurs avec une impertinence et une légèreté toute enfantine, sans oublier l’amour« .

Bon, allons-y gaîment : ce livre n’est ni plus ni moins qu’un petit bijou capable, me semble-t-il, d’atteindre chacun dans son petit coeur. Si vous aimez les destins pas ordinaires racontés avec brio… foncez !

Plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis demandé à quoi ou à qui ce livre me faisait penser. Et puis la réponse m’est soudainement apparue dans toute son évidence…Voyons : une tragédie grecque racontée à la manière d’une farce ? Une traversée des époques, des lieux, des générations à faire pâlir un psychanalyste chevronné ? Une manière de raconter des choses graves avec légèreté – et inversement ? Une capacité à donner une dimension universelle aux personnages ? Bon sang mais c’est bien sur ! Il y a dans ce livre quelque chose de John-Irving-ien !

Puis, une fois cette lecture refermée, je me suis demandée ce qu’il m’en restait : je crois pouvoir parler d’un formidable tableau bigarré. Tout en couleurs vives nées d’une histoire passionnante, d’un humour pince-sans-rire très présent, d’une intrigue pleine de rebondissements, d’une touche de magie puisée dans les contes scandinaves, d’une fin éclairante – et qui arrache sa petite larme – et du style pétillant, sans longueurs, où l’on prend plaisir à lire chaque mot laissé par l’auteur.

« Bjork commençait à être écoeurée par son époux alcoolique. Des rêves piochés dans toutes sortes de romans sentimentaux de médecins venaient la hanter la nuit, et, dans la journée, ces mêmes romans s’imposaient dans sa vie. Askild n’avait que du mépris pour le nouvel intérêt littéraire de son épouse et il a essayé, sans succès, de lui faire partager sa passion pour les livres d’art et le jazz. Il est indéniable que Bjork était assez mal disposée envers ces enthousiasmes : dans le cubisme, elle ne voyait que la folie de son mari, dans le jazz, elle n’entendait que sa dépendance bruyante à la bouteille. Oui, derrière la lutte sans fin entre les goûts soi-disant cultivés d’Askild et ceux soi-disant populaires de Bjork se cachait un condensé complet de leur relation, et ce combat connut seulement une espèce de trêve lorsque Bjork, sur ses vieux jours, développa un certain goût pour les finesses et les joies des tripots clandestins« .

Un roman que j’ai même envie de relire – et ça c’est plutôt rare, pour ne pas dire exceptionnel pour moi ! 

Et ne loupez pas le très chouette billet de Choco qui en parle vraiment bien, tout comme Jérome !

Un grand merci à  51410427p.jpg et aux éditions Folio !

Bonne plock à tous !

Tête de Chien (HundeHoved), par Morten Ramsland, traduit du danois par Alain Gnaedig, aux éditions Gallimard, collection Folio (2010), 464 p., ISBN 978-2-07-041778-0.

Tag : le compte à rebours

Taguée par Daniel Fattore il y a quelques temps déjà (sorry !), je suis invitée à lancer le compte à rebours…

 

10 livres pour m’attirer - Ce sont surtout les auteurs qui m’attirent…                  avtromaingary5084.jpeg

- N’importe quel titre de Romain Gary – et en particulier, La vie devant soi.

- Un titre de John Irving – parce que quand j’aime, j’aime.

- Un titre de John Steinbeck, parce qu’il restera celui qui a fait de moi une lectrice compulsive.

- Un titre d’Erkine Caldwell, parce que c’est depuis lui que j’assume mon penchant pour le roman glauque.

- Un titre d’Herbjorg Wassmo, parce que sa plume m’a touché-coulé.

- Un titre de William Boyd, parce que je suis encore sous le coup d’Orages Ordinaires.

- Un titre de Joyce Carol Oates, parce que cette auteur est en train de me faire succomber – j’en garderai une éternelle reconnaissance pour George.

- Un titre de Stefan Zweig, parce que c’est plein de modernité. 

- Un titre de Richard Wright, parce que wouah la claque.

- L’Adieu aux armes, d’Ernest Hemingway parce que j’ai pleuré. Beaucoup pleuré.

 

9 séries de livre pour m’envoûter                                                                    

- La série de Jasper Fforde, bien sûr !

- Le livre de Dina, d’Herbjorg Wassmo

- La trilogie de Tora, d’Herbjorg Wassmo encore.

- La trilogie de Karna, d’Herbjorg Wassmo toujours.

- La série des Harry Bosch, par Michael Connelly

- Wilt, par Tom Sharpe

- Les chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin

- Alice, de Lewis Caroll

- et, oui, tiens : Astérix. 

8 films pour me comprendre                                                                                  7621.jpg

- Le Roi et l’Oiseau                                                                                                     

- Pulp Fiction

- Million Dollar Baby

- Star Wars (les vieux, les vrais !)

- Tueurs nés

- Wayne’s World

- Casino Royale

- L’étrange Noel de Mr Jack
7 séries pour me connaître                                                                              niptuckseas3.jpg

- Dr House

- Les Experts

- Nip/Tuck

- Esprits criminels

- Ally McBeal

- Oz

- South Park

(et aussi… Alias, Sex and the City, Law and Order, Friends, Cold Case, Californication, Grey’s anatomy, 24h Chrono, Ugly Betty, Bones, The L Word, Medium, Everybody hate Chris, The Closer, Le prince de Bel-Air, Boomtown, Urgences, The mentalist, Desperate Housewife, NCIS… et j’en oublie certainement. Faut pas me lancer sur les séries US… Inconditionnelle !)

6 acteurs/actrices pour m’émerveiller                                                            articleseanpennfume.jpg

- Sean Penn

- Marion Cotillard

- Harrison Ford

- Susan Sarandon

- Robert my Robert

- Charlotte Gainsbourg

 

5 chansons pour chanter (heu… baragouiner, ça marche aussi ?)

- Bohemian Rapsody – Queen

- Respect – Otis Redding

- Superwoman – Alicia Keys

- Vancouver – Véronique Samson

- Fever – Peggy Lee

 

http://www.dailymotion.com/video/x65kjd

 

4 pays pour rêver

- Les Pays-Bas

- Le Chili

- Les Etats-Unis

- Le Liban

3 villes pour visiter (…un jour peut-être !?)                                                       800pxbergentorgetpanorama.jpg

- San Francisco

- Bergen (Norvège)

- Vladivostok (puisque le Transsibérien !)

 

2 mangas pour parler. Heu, moi pas parler mangas… alors on mixe ?

- une BD : Gaston Lagaffe

- et un dessin animé japonais : Les chevaliers du Zodiac.

 

1 réalisateur pour m’attendrir.

Un seul ? Alors ce sera le fils ou la fille cachée de Clint Eastwood, de Tim Burton et de Quentin Tarantino. 

 

***

Piou, j’y suis (presque) arrivée ! Pas simple cette histoire, j’ose à peine taguer quelqu’un ! Mais je me dis que Canel et Kikine auront peut-être envie de s’y coller ?

Bonne plock à tous !

Orages Ordinaires, par William Boyd

97820210010371.gif  « Ne te tape jamais ta voisine, il se souviendrait de ça dans une prochaine vie« .

Il est parfois des lectures paradoxales que l’on souhaite ne jamais voir finir tant le plaisir est grand, et que, dans le même temps, l’on ne peut s’empêcher de dévorer tant le suspens est insoutenable. Ce fût le cas du dernier roman de William Boyd, Orages ordinaires, que je peux annoncer immédiatement comme étant un grand coup de coeur.

Le plaisir commence dès le quatrième de couverture, avec une présentation comme on aimerait en voir plus souvent. « Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu’il tenait pour acquis : sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l’auteur tout désigné d’un meurtre. Police et tueurs à gage lancés à ses trousses, sa seule issue est d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre la multitude de ces disparus qui hantent les grandes capitales mais demeurent indétectables sous les rayons inquisiteurs des radars sociaux. Entre ses poursuivants multiformes et insaisissables et ses frères de misères, Adam fait l’apprentissage cruel et fascinant de l’art de la survie à l’intérieur d’un Londres hors normes, peuplé de personnages fort inventifs face aux vicissitudes existentielles« …

Si les toutes premières pages peuvent être un peu déconcertantes, l’on comprend  très rapidement que l’on tient dans les mains un vrai bijou.

D’abord et avant tout pour la qualité de l’intrigue. Une narration alternée (encore !), qui permet de suivre la chasse à l’homme lancée contre Adam, le témoin gênant, par cet ancien militaire devenu mercenaire et orchestrée par les barons de l’industrie pharmaceutique.

Une intrigue bien construite et qui n’a rien d’insurmontable ! William Boyd sait doser les zones d’ombres, les révéler en temps utile, et créer une traque à couper le souffle sans jamais perdre son lecteur. Tout a du sens et tout s’éclaire au moment opportun. Il n’est ni imbroglio gratuit, ni mélo facile, en particulier à la fin – une fin étonnamment apaisante.

Orages Ordinaires, c’est aussi une ambiance, des personnages terriblement crédibles (mention spéciale à Ly-on, « petits petits pois ») et un style – magistral. Et une réflexion tout en finesse sur les enjeux de l’identité, de l’anonymat, du pouvoir, de l’éthique, de l’échelle sociale… bref, du chaos de la société moderne.

« Il s’offrit une douche dans la suite de la gare Victoria et se lava les cheveux pour la première fois en un mois ou presque. Il examina l’étranger barbu aux traits tirés qui le fixait dans le miroir tandis qu’il se coiffait et fut frappé par la force des sentiments contraires qui l’habitaient : une vive fierté devant sa résilience et son ingéniosité, un amer apitoiement sur soi-même à l’idée qu’il avait pu en arriver là. Oui, je suis libre, songea-t-il, mais que suis-je devenu ?« .

Un thriller qui se déguste aisément tout en donnant à réfléchir sur le monde qui nous entoure. J’en redemande ! Merci à L’Ogresse, grâce à qui j’avais repéré ce titre !

Et je remercie bien sûr Alapage pour l’envoi du roman Orages Ordinaires de William Boyd, un auteur dont je ne vais certainement plus me passer ! 

Bonne plock à tous !

 

Orages Ordinaires (Ordinary Thunderstorms), par William Boyd (2009), traduit de l’anglais par Christiane Besse, aux éditions du Seuil (2010), 476 p., ISBN 978-2-02-100103-7.

 

La Fugitive, par Herbjorg Wassmo

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Il m’arrive de donner de petits noms à des romans, comme d’intimes et tendres pseudonymes. Pour La Fugitive d’Herbjorg Wassmo, mon choix se porte sur « la déconfiture ».

Tout avait pourtant si bien commencé…

J’ai abordé la lecture en toute confiance. Je crois connaître un peu l’auteur : neuf romans (qui, eux, méritent vraiment le détour…), trois trilogies (Tora, Dina et Karna), trois histoires de femmes qui m’ont bouleversé. C’est donc peu dire que je me suis plongé dans La fugitive avec l’espoir d’un moment heureux.

Je suis alors surprise. Un roman écrit sur un mode très introspectif, situé en 2001, à travers l’Europe… Wassmo nous avait habitué à des lieux et des époques reculées, le cercle polaire, le XIXe siècle, et une écriture très distante. Allez, va pour le changement, je ne suis pas si psychorigide quand même… je reste confiant… jusqu’à la toute fin du premier chapitre : « Il disait souvent qu’il m’aimait. Mais comprenait-il ce que cela impliquait ?« . Aïe. Anna Gavalda, sors de ce blog !

Je ne reconnaît plus l’auteur, sa verve, ses contes noirs. Les métaphores sont filées à ne plus en finir, les descriptions sans consistance, les personnages quasi-fantasmagoriques… ou insipides, c’est selon. Où est passé le style épuré et percutant des premiers romans ?

Il me faut me rendre à l’évidence : je peine. Mais je m’oblige et persévère.

A la moitié ou presque, de manière quasi-miraculeuse, le récit commence à prendre vie. Il est même alors un ou deux chapitres qui se lisent de façon agréable. Mais c’est lent, presque paralysé, malgré (et c’est le plus terrible) le voyage, la « fuite » qui constitue la trame générale. Je dois finir par l’admettre : le charme est rompu.

Mais, en refermant le livre, je doute. Je me dis qu’il n’est pas possible que Wassmo ait pu me faire un coup pareil, me proposer une écriture affligeante et une histoire qui ne l’est pas moins. Je fini par me dire que je suis certainement passée à côté de quelque chose, que c’est - peut-être - un roman formidable que je n’ai pas su apprécier à sa juste valeur. Peut-être.

Bonne plock à tous !

 

La fugitive (Flukten fra Frank), par Herbjorg Wassmo (2003), traduit du norvégien par Luce Hinsch, aux éditions Gaïa (10-18), collection  »Domaine étranger », 409 p., ISBN 978-2-264-04322-1.

Livres à lire : libres propos et propositions libres

A peu près à jour ! PAL – 2 1/2… mais plus tous ceux qui s’y rajoutent !

Quand je me prom prom sur les blogs littéraires, j’aime à consulter les listes de « livres à lire ».

Je les découvre souvent avec ravissement, quelquefois avec envie ou scepticisme ; je note consciencieusement certaines références dans mes petits carnets ; et je finis toujours par remarquer un bouquin au titre superbement racoleur.

Je suis tout particulièrement fasciné par le phénomène des lectures communes. La parution d’une liste peut en effet donner lieu l’éclosion de multiples unions libres, certes passagères, mais que j’imagine toujours dotées d’une charge émotionnelle puissante - du moins à proportion de celle dégagée par l’heureux (livre) élu. 

Mais, sauf exception – et à moins d’avoir, sans le savoir encore, un besoin urgent de faire renouveler mes lunettes - j’avais fini par me résigner : rares sont les listes devant lesquelles ma bibliothèque réponde favorablement. Et puis je me suis souvenu de quelque chose… n’ai-je pas désormais un blog dédié à la lecture ? Pickwick, où as-tu donc la tête ? Oui, ça y est, je peux sortir du placard pour vous faire grimper (respectueusement, allons bon !) dans mes étagères. 

Je dois vous avouer que je tremble à l’idée de faire mon coming-out littéraire… une telle démarche n’est-elle pas prématurée ? Mes propositions seront-elles à la hauteur ? Je m’interroge et me consulte intensément quelques secondes avant de me résoudre : je dois me lancer dans cette folle aventure. 

Voici donc la liste de « livres à lire » de Pickwick  – et je prie très fort pour que vous vous y retrouviez.

Sur mes étagères, il y a…

… du Tom Sharpe ! Dès que j’ai fini les Wilt (Ayé !), je vais lorgner sur Fumier et CiePorterhouseQuelle famille !, Mêlée ouverte au Zoulouland et Outrage public à la pudeur.

… de la littérature britannique en général, comme Eureka Street de Robert McLiam, ou Haute fidélité de Nick Hornby.

… de (grandes) trilogies : celle d’Agota Kristof (Le grand cahier, La preuve et Le troisième mensonge – intégrée dans le challenge Europe centrale et orientale) et surtout USA de Dos Passos (42e parallèle, L’an premier du siècle et La grosse galette).

… des livres reçus à Noël dernier : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, d’Harper Lee (lecture avec Anjelica, ABeiLLe, Manu, Calypso, Evertkhorus, Choupynette, Nane, Nelfe, Sybille, Clara et Alexielle : Wouaouh !), Le Scandale de Jean-Marie Rouart et Trois jours chez ma mère de François Weyergans (lecture commune avec Maijo) 

… de la littérature scandinave, avec Doppler d’Erlend Loe (et j’espère trouver Volvo Trucks dans la foulée – c’est fait !), et Les Ballades de Haldur de Jorn Riel.

… des polars : L’assassin aux fleurs de Ngaio Marsh ; la trilogie de Fabio Montale, par Jean-Claude Izzo ; A chacun sa mort par Ross McDonald. 

… des grands classiques de la littérature américaine : Gatsby le Magnifique de Fitzgerald (lecture avec Anjelica) ; Le Troisième homme, de Graham Greene ; Le rêve américain de Norman Mailer (lecture commune avec Inganmic!); Pylône de William Faulkner ; Un enfant du pays de Richard Wright (Ayé aussi !).

… des classiques parmi les classiques que, promis juré, je lirai en 2010 : Le docteur Jivago de Pasternak (lecture avec Lou) et Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez (lecture avec Karine:)).

Bingo, vous avez dit bingo ? Nous avons au moins un livre en commun sur nos étagères ? Faites moi un petit ou même de grands signes ! On pourra se programmer ça tranquillement.

Bonne plock à tous !

 

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