*Les habitudes de lecture*

Une blogueuse répondant au joli nom de Florel a eu la chouette idée de proposer un questionnaire sur Livraddict, Vos habitudes avec les livres, genre portrait chinois du lecteur.

Si certains se demandaient à qui ils avaient affaire en pénétrant dans le petit monde de Pickwick (sait-on jamais !), voici, peut-être, quelques éléments de réponse…

1- Plutôt corne ou marque-page ?  Marque-ta-page improvisés : billet de train, carte postale, photo, flyer, et dernièrement, un prospectus de sushis en livraison.

2 – As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui. Mais j’ai beau faire une petite liste indicative, on ne m’offre jamais ce que j’avais suggéré… des idées pour bien faire passer le message ?

3 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ? Quand j’avais une dizaine d’année. Ca s’appelait « Si j’étais une pièce » et ca parlait d’une petite pièce d’1 francs qui se promenait de porte-monnaie en caisse enregistreuse. Une dizaine de pages. Ecrit gros. Ca compte ?

4- Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? Indispensable. Si le premier tome m’a plu, il FAUT absoluement que je lise la suite, si suite il y a. Dernier en date, les Chroniques de San Francisco, tome… 7 !

5- As-tu un livre culte ? S’il devait n’en rester qu’un, La vie devant soi, par Romain Gary/Emile Ajar.

6- Aimes-tu relire ? Mais je n’ai déjà pas le temps d’en finir un que je suis déjà dans un nouveau livre… tant de livres et une seule vie, comment voulez vous ??

7- Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimé ? Oui. Ne serait-ce que pour les remercier du plaisir de lecture qu’ils nous ont offert. Jasper, si tu m’entends …

8- Aimes-tu parler de tes lectures ? Et pourquoi que j’encombre la blogosphère d’après vous ?

9- Comment choisis-tu tes livres ? La vie de l’écrivain, son parcours, son histoire. Comme dernièrement pour Richard Wright. Le titre aussi. J’ai un gros faible pour les titres superbement racoleurs…

10- Une lecture inavouable ? BIBA et le Marquis de Sade, ça compte ?

11- Des endroits préférés pour lire ? Mon lit le jour où j’aurai acheté un coussin de lecture – vous savez les coussins très épais et coniques pour relever la tête qu’on doit être super bien pour lire…

12- Sors-tu sans livre ? Oui. Pour aller à la Poste ou chez mon libraire chercher de nouveaux livres. Et pour aller chercher le pain aussi.

13- Quel est ton genre de livre ? Les bons. Plus sérieusement, loufoques ou réalistes, aventures ou introspection, violents ou reposants, peu importe, si c’est bien écrit.

14 – Que penses tu du livre électronique ? NSP. Pickwick sans voix, c’est assez rare pour être souligné.

15 – As-tu déjà laissé tombé un livre ? Pearl Buck, à la 4e page… et le code du travail, ça compte ?

16 – Etes vous inscrit dans une bibliothèque ou une médiathèque ? Celle de mes amis, à leur grand désespoir… mais je les rends promis. 

Plock plock !

Into the Wild

Into the Wild (10-18)

Pas de suite possible avec Into the Wild : le personnage principal meurt à la fin. Ou plutôt au début. Je ne gâche aucun suspens allons : c’est vendu dès l’avant propos. Certes, les dodos ne sont pas toujours des lumières… mais je n’ai définitivement pas pour habitude de tuer les vocations de lecture dans l’oeuf (wouarf wouarf).

Reste parmi nous, inconditionnel amateur de polar et d’intrigues. Il y a du suspens malgré tout. Si l’on sait que le bonhomme est mort dès le début, ce n’est qu’à la fin que l’on découvre pourquoi, comment, et surtout à quel prix. Cette fin… elle fait sérieusement froid dans le dos, quand j’y repense.

C’est donc une chasse à l’homme mort qui s’engage, et par delà, une chasse à l’Homme. La traque reste évidemment un prétexte tout trouvé par l’auteur pour s’interroger (pas toujours) subtilement sur les aspirations du genre humain. Chris-Alex est parti : il voulait découvrir le monde - ou se découvrir lui-même, on ne sait vraiment, lui non plus, d’ailleurs. Sa terre promise : l’Alaska. Son moteur : la liberté. Son atout : sa foi en l’homme. Son erreur : sa foi en l’homme.

Illustrons nos propos… l’extrait d’une lettre de sa main fera certainement l’affaire : « il faut seulement que nous ayons le courage de tourner le dos à nos habitudes et de nous engager dans une façon de vivre non conventionnelle« . On est parfois admiratif, parfois affligé… Sentiments contradictoires garantis ou remboursés.

L’éditeur aurait pu, tout de même, insérer un avertissement, du genre « Ne pas lire si l’envie de plaquer mari / femme / enfants / boulot / belle-mère (rayer la mention inutile) vous a furieusement traversé l’esprit dernièrement« . Ou bien  »Ceci n’est pas un guide à l’usage de ceux qui projettent des vacances aux frais de la princesse grâce à l’auto-stop« . Parce que, tout dodo casanier et bien élevé que je suis, je vous assure que l’on referme le bouquin avec une indécente envie de plier bagage et dire m.. à beaucoup de choses.

Bonne plock à tous !

PS: Je n’ai pas vu le film… et serait curieux de connaître l’avis de ceux qui ont mêlé ciné et littérature. Est-ce que l’adaptation de Sean Penn est à la hauteur, décevante, intéressante… ?

Allez, bande annonce.

Image de prévisualisation YouTube

 

Into the Wild, par Jon Krakauer (1996), traduit de l’américain par Christian Molinier, aux éditions 10-18, collection Presse de la Cité, Domaine étranger, 285 p., ISBN 978-2-264-05089-2.

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