Pour le plaisir des yeux

Un tableau chez soi ? Vu chez Mango, la proposition de Chrys m’a tapé dans l’oeil (hum !)

Elle propose de partager « un tableau, une affiche, un dessin, une photographie que vous aimez particulièrement, qui fait partie de votre quotidien « visuel ». Pour le plaisir des yeux. Simplement« 

Je me réveille à la dernière minute (des soucis de connexion ont parasité mes promenades bloguesques, c’était tristounet) pour vous présenter ma repro de Klimt. 

En principe, le tableau est droit sur le mur. C’est ma photo qui penche.

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Judith (reproduction libre par un certain Hugo), huile sur toile.

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Un petit clic sur Gustav Klimt pour un aperçu de sa vie

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Un petit clic sur The Kiss pour un aperçu de son travail

Le billet récapitulatif est désormais en ligne sur Le journal de Chrys !

Bonne plock à tous !



Tag, une histoire de PAL, une histoire de plock

Plock du dimanche et Tag font aujourd’hui cause commune !

Liyah  »lance un petit tag sans prétention juste pour faire travailler nos méninges et s’amuser avec les titres de nos PAL !

Alors voila le but est très simple, essayer de faire une petite histoire avec les titres de nos PAL« .

Encore une jolie idée comme la blogosphère sait en proposer !

Voyez d’ailleurs ce que cela donne chez elle

Et, malgré mes photos toutes pourries, je relève le défi…

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 Comment se dire adieu ?

Je te retrouverai

Dalva

La vagabonde

Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux

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Cela me fait penser qu’il faut que je vous parle de ma PAL devenue monumentale, suite à quelques coups de coeur et surtout en raison d’un déménagement à l’occasion duquel j’ai pu récupérer de nombreux livres… bientôt bientôt.

En attendant, je sors mon « tagueur » et propose à Gabrielle, Alice, L’Ogresse, Kikine, Canel et Titine de se prêter au jeu, seulement si elles en ont envie bien sûr.

Bon plock du dimanche !



Frankie & Johnnie, de Meyer Levin

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Il faut que je vous explique en deux mots comment ce petit bijou est arrivé entre mes palmes. Prêt d’une amie, qui me dit : ma naaan, tu vas aimer, ouiiii, c’est une histoire d’amour, mais ouiiii, ce livre est fait pour toi. Tiens donc.

Un livre court ? Situé aux States dans les années 1920 ? Un auteur américain que l’on présente comme annonciateur de Salinger et, plus largement, de toute une littérature américaine « qui se refuse à tricher avec les mots comme avec les sentiments«  (quatrième de couverture) ? Allons bon, pas le moindre prétexte valable sous la main… va pour l’histoire d’amour…

Et rapidement je découvre que ce livre est effectivement fait pour moi. Dès la première phrase en fait. « La fois où Frankie [diminutif de Frances] et Johnnie se rencontrèrent, c’était ce jour où Steve, un bras passé sur les épaules de Johnnie et l’autre sur le dossier du fauteuil de Frankie, lui avait dit : – C’est ma frangine« . C’en est fait de Johnnie qui tombe sous le charme de la jeune fille. Qui à son tour le lui rend bien.

On sait peu de choses de Johnnie et Frankie. Ils sont presque hors du temps. Le récit se limite - en grossissant à peine le trait - au regard qu’ils portent l’un sur l’autre, et au regard qu’ils portent sur ceux qui les regardent. Car la bienséance les rattrape. Frankie ne veut pas mettre à mal sa respectabilité, alors Johnnie commence à voir loin, à penser mariage, à réfléchir au coût d’un foyer, à imaginer Frankie portant un tablier dans un pavillon de banlieue – tout ça avec son regard teinté d’idiotie amoureuse et de réalisme amer.

Voilà pour l’histoire au sens strict. C’est tout ? Mais c’est ça le plus fou ! Moi qui ai longtemps pensé qu’une histoire sans intrigue truculente ne vaut pas le coup d’être lue (j’ai mis de l’eau dans mon vin depuis – enfin, un peu), j’ai été littéralement bluffée, conquise, aspirée. Comment ?

L’écriture de Meyer Levin y est certainement pour beaucoup. Fraîche et moderne, elle alterne les petits mots délicieux et le retour à la réalité vulgaire, paragraphe après paragraphe. Dès que la pente de la tendre idylle s’engage, l’auteur vient secouer le lecteur.

« Elle entra dans sa chambre et il la vit se mettre du rouge à lèvres devant la glace. Elle aussi, elle achetait du Kissproof. Il en avait déjà croisé, qui en demandait dans les drugstores. C’étaient les marie-couche-toi-là qui se servaient de ça.

Il eut envie de rire à la voir s’appliquer, et elle savait qu’il la regardait. Elle avait tout du chat qui se caresse le museau avec ses petites pattes, s’arrête un instant pour vous regarder puis remet ça. Il se demanda pourquoi les garçons étaient toujours épatés en regardant les filles se mettre du rouge à lèvres. C’était drôle, cette façon qu’elle avait de remuer la bouche comme un lapin« .

D’où cette ambiance pertinemment sur le fil, qui oscille entre volupté et pincement, laissant évidemment présager que cette histoire n’est peut-être qu’une parenthèse dorée qui va dans le mur.

Petite originalité :  le récit contient deux fins. Au dénouement originel de 1930, Levin ajoute quelques pages à l’occasion de la réédition de 1952. Les deux m’ont semblé aussi emplies d’amertume, loin, très loin de ces finish à l’américaine capable d’aplatir les plus belles montagnes.

Meyer Levin, un auteur moins prolifique que Steinbeck, Faulkner ou Hemingway, mais qui fait une entrée fracassante dans mon panthéon des grands américains.

Ma ouiiiii j’ai méchamment aimé ce bouquin. Un gros coup de coeur même !

Bonne plock à tous !

Frankie & Johnnie (The Young Lovers, Frankie & Johnnie), par Meyer Levin (1930-1952), traduit de l’anglais  (Etats-Unis) par Muriel Goldrajch, aux éditions Phébus (2005), 169 p., ISBN 978-2-7529-0067-8. 



Un train pour Trieste, de Domnica Radulescu

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Un train pour Trieste, ou la vie de Mona, née à Bucarest sous la dictature, des années 60-70 jusqu’à nos jours. Bien que l’auteur s’en défende, difficile de ne pas y voir un fort caractère autobiographique, tant le récit respire le vécu et les parallèles sont nombreux.

Adolescente, Mona tombe dans les bras de Mihai ; il faut dire qu’elle a terriblement besoin de légèreté. Parce que Mona vit de plein fouet la chape qui plombe la Roumanie et qui s’accentue lorsque Ceaucescu arrive au pouvoir. Parce son quotidien, c’est parfois la faim et très souvent la peur – en particulier pour son père, intellectuel et résistant de l’ombre. Et puisqu’il faut se méfier de tout le monde, pourquoi pas de Mihai ?

Un jour qu’elle se moque du « Guide bien aimé », il la rabroue. « Dois-je l’embrasser ou le gifler ? Il plaisante, me dis-je avec fermeté. La preuve ? Il écoute Ella Fitzgerald et les Beatles. Je peux lui faire confiance. Je peux l’aimer. J’entends un train siffler« .

Il est question d’une histoire d’amour certes : mais elle est surtout (me semble-t-il) un prétexte. Pour raconter la terreur, l’angoisse, les démons qui nous poursuivent s’ils ne sont pas affrontés un jour ou l’autre. La romance est aussi ce par quoi la véritable trame du roman prend corps : le train pour Trieste, celui qui permettra de fuir, fuir la faim, fuir la peur, fuir les blousons noirs qui viennent tabasser votre famille à l’heure du coucher. Et de construire enfin sa vie, qui sait… mais sur quelles bases ?

En vérité, il y a longtemps que j’aurai du vous parler du récit de Domnica Radulescu. Mais ce livre a vraiment quelque chose de particulier. Il n’est même pas passé par la salle d’attente de ma bibliothèque : à peine ouvert pour le feuilleter que j’avais déjà avalé une cinquantaine de pages. C’est dire son pouvoir d’attraction et l’interêt que j’ai porté à cette histoire. Sans oublier la clarté de son style, simple et sans prétention.

Je m’aperçois que ma présentation n’est certainement pas des plus alléchantes – et pourtant ! Ce fut un immense plaisir de lecture. Et l’aveu me coûte, mais je tiens à être sincère jusqu’au bout : j’ai même versé quelques larmes sur la fin. Et je suis bien embêtée de ne pas pouvoir expliquer plus en avant ce moment d’égarement.

Une lecture recommandée les yeux fermés à ceux qui aiment les destins de femme, l’Histoire - en particulier des pays de l’Est -, les histoires d’amour impossible, les histoires de famille (un quasi-témoignage passionant pour ceux qui s’interessent à la psycho-généalogie), les bios même romancées, les récits de clandestinité ou de déracinés… bref, à tout le monde en fait !

Juste une chose : heureusement que je n’ai pas pris le temps de regarder le quatrième de couverture, qui révèle trop de choses selon moi. Ce n’est certes pas un livre à suspens, mais il mérite vraiment d’être approché au rythme voulu par l’auteur, ou du moins à sa manière.

L’avis de Catherine que je remercie vivement pour m’avoir donné envie de lire ce livre.

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Lu dans le cadre du challenge Europe Centrale et Orientale organisé par La Plume et la page - La Roumanie est donc la deuxième étape de mon voyage après la République Tchèque.

Bonne plock à tous !

Un train pour Trieste (Train to Trieste), par Domnica Radulecu (2008), traduit de l’anglais par Karine Reignier, aux éditions Belfond (2010), 360 p., ISBN 978-2-7144-4460-8. 

 



Concours – Quais du polar

Suite et fin du festival Quais du polar édition 2010.

Comme je le racontais ici, j’ai récupéré, à l’occasion du salon, deux exemplaires du roman Le Testament des siècles, de Henri Loevenbruck, offert pour l’achat de plusieurs livres (ou par sa libraire lorsqu’elle nous reconnaît, ça aide - vu comme je l’embête quand je cherche un titre, c’est pas étonnant). L’un des exemplaires du livre est donc en jeu.

 9782290001516.gif    A gagner, l’édition spéciale Quai du polar (à droite)   photo0320.jpg

« Installé aux États-Unis, Damien Louvel rentre en France suite au décès tragique de son père. Il découvre alors que celui-ci recherchait un mystérieux objet – la pierre de lorden. Damien décide de poursuivre les investigations de son père et se lance dans une enquête qui va bouleverser sa vie à jamais et le mener sur la piste des Templiers, des francs-maçons et d’Albrecht Dürer. Hacké, traqué, menacé, il n’aura de cesse de mettre au jour le plus vieux secret de l’Humanité : le dernier message laissé par le Christ« .

Henri Loevenbruck a écrit neuf romans allant du fantastique au thriller d’investigation. C’est un thriller ésotérique (je précise pour certaines dont je sais que ce n’est pas du tout la came !)

Comment jouer ? Alors… mon dernier concours étant, pour mon plus grand bonheur, parti dans un foutraque pas croyable, je reviens à des choses plus cartésiennes – sur l’échelle de (dé)raison selon Pickwick, cela va sans dire. Ce qui nous donne l’énigme suivante :

Auteur français subversif s’il en est, mon nom est mentionné dans le film Seven et dans le monde selon Pickwick… qui suis-je ?

Indice : cet auteur n’a pas vraiment fait l’objet d’un billet sur ce blog… mais il est bien cité quelque part !

J’espère que vous êtes tentées par ce petit jeu ! Si c’est le cas, il suffit d’envoyer la réponse par mail (et un petit comm » – sans la réponse pleaaaase – serait idéal pour que je ne vous oublie pas dans les méandres de ma BAL !), d’ici le 21 avril.

Tirage au sort parmi les bonnes réponses (s’il y en a. Sinon, je suis plein de ressources, j’aviserai !).

Bonne plock à tous !



Festival Quais du polar – Bilan !

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Le festival Quais du polar a agité Lyon en ce joli week-end d’avril. Je suis encore toute frétillante, c’est juste normal, d’autant que c’était mon premier salon du livre (j’ai un petit souci avec la foule).

Première étape, la rétro spéciale Tueurs en série à l’Institut Lumière, mon petit ciné de quartier (monté sur les usines des Frères Lumière, je fais ma snob 2 minutes). Avec au programme Seven, vu 7 ou 8 fois mais redécouvert grace à la présentation de Maxime Chattam (à gauche) et Franck Thilliez (à droite – ma photo est bien pourrie, sorry). Ils ont superbement évoqué leur film référence, notamment sa construction narrative : plus le film avance, moins l’on voit de choses, donc plus il est de place à l’imagination et à l’angoisse… brrrr.

Le petit plus : Maxime Chattam nous apprend qu’il est une image subliminale à la fin du film que je n’avais jamais vu malgré moult visionnages. Et je l’ai aperçu ! Indice : elle est située juste avant le dernier meurtre…

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Seconde étape, le salon lui-même. En ce dimanche matin (je me suis levée tôt un dimanche matin, s’il fallait une preuve que j’aime les livres, celle-ci est irréfutable), peu de monde, une très bonne ambiance, des auteurs disponibles, très accessibles, un vrai régal.

D’abord, Bob Garcia. Un type charmant, dont j’avais beaucoup apprécié le Duel en enfer. Même si, après discussion, je comprends que j’ai loupé une partie du livre : il faut croire que je ne sais pas toujours lire entre le lignes, mais ce n’est pas pour rien que j’ai choisi un dodo idiot comme « avatar », bref. J’ai craqué sur Le testament de Sherlock Holmes que j’avais également très envie de lire. 

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Bilan : un type vraiment charmant, deux dédicaces et je me coucherai moins bête ce soir.

***

Ensuite, une rencontre avec Olivier Bocquet, un jeune écrivain qui présentait ici son premier livre, Turpitudes, primé par des internautes (lauréat du premier Prix Thriller Mania). Je lui ai tenu la jambe un bon quart d’heure, je me suis bien marrée, un type vraiment intéressant. Son polar m’a tentée, en dépit du cadre (Fontainebleau) : une narration alternée, du suspens, de l’humour (on a dérivé sur Tom Sharpe), il n’en fallait pas plus pour me faire craquer ! Un second livre bientôt dans les bacs (fin 2010 ?) je vais surveiller tout ça de près.

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Bilan : une très chouette rencontre avec peut-etre un futur grand (qu’est-ce que je vais me la raconter dans 20 ans s’il devient célèb’ ! Snob j’vous dis !) et un achat coup de coeur avec une dédicace des plus sympas.

***

Autre rencontre : Lalie Walker. Une écrivaine que je ne connais que de nom (son site), car ses mésaventures judiciaires ont fait le tour de la blogo (Mango par exemple en parle ici). Comme je lui témoignais mon soutien dans cette histoire plus-effarante-tu-meurs, elle m’a assuré (j’espère ne pas déformer ses propos) avoir été très émue par les messages de sympathie reçus de toute la blogosphère à cette occasion.

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Bilan : une rencontre intéressante encore, une femme dont la sympathie est d’autant plus remarquable que je ne lui ai même pas acheté de livres, j’ai honte (non la dédicace n’est pas pour moi).

***

Évidemment, je garde pour la fin ze écrivain… attention les yeux… hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii *gloussements et trépignements intempestifs* : Jaspeeeer !!!

Il faut que je vous raconte. 

« (moi) – Sorry, my english is very bad (là, je pense fort à Ofelia ! I need some help !)

- (lui) Oh, my french is very bad too !

- (moi, soulagée, je tape la converse à la wanagain, c’est grandiose) I have a blog – a reader’s blog – and my pen name is Pickwick.

- (lui) *mort de rire* ».

Voilà. Et il a accepté de dédicacer mes exemplaires des aventures de Thusday Next (des livres en super pas bon état, j’avais honte) en indiquant mon prénom & mon pseudo. Extra.

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Bilan : une super rencontre comme dans mes rêves les plus fous et je vais pouvoir me la raconter pendant au moins 6 mois : j’ai fait rire Jasper Fforde. Et ouais.

Ah et l’info du jour : le tome 6 des aventures de Thursday arrive bientôt pour ceux qui lisent en version originale (Karine:), je pense fooort à toi), traduction française en 2012 pour les billes comme moi.

***

Bilan du bilan : comme vous pouvez le voir, j’ai rencontré des écrivains, et par-delà, des personnes vraiment charmantes, discuté avec eux plus d’une heure en tout (hyper accessibles je vous dis !) et fait la groupie hystéro en prenant plein de photos. Un grand moment.

Et mes achats fort raisonnables :

- Turpitudes d’Olivier Bocquet, un premier roman

- Le Testament de Sherlock Holmes, de Bob Garcia

+ 2 livres d’occasion (un bouquiniste était présent) signés de l’un de mes auteurs préférés, Erskine Caldwell (La route au tabac et Le bâtard).

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Autres livres que ma libraire, présente, m’a offert :

- Darhouse d’Alex Barclay

- Le testament des siècles d’Henri Loevenbruck (en 2 exemplaires !! J’organise donc un petit concours ici pour faire gagner ce livre !!).

Je retourne rêver de Jasper en attendant… le prochain festival !!

Soukee, Kathel, Neph et Chocoladdict étaient également présentes sur le salon ! Leurs billets réservent encore plein de surprises, ce festival est décidement très riche en évènements !

Bonne plock à tous !

 



Le combat des plocks

« Bonjour Cynthia, bonjour aux misogynes, bonjour aux zotres« 

Vous aurez reconnu le parler de Cécile bien sûr. Cécile qui a philosophé sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Papoua ». Et quand les femmes osent agiter leur matière grise (blanche dirons ceux qui l’ont noire, mais passons), quand les femmes se rebiffent donc, cela donne, par exemple, un délicieux autoportrait.

Belle initiative qui ne manque pas de piquant, et jolie marque de la solidarité blogosphérique que je souhaitais mettre en lumière. C’est donc avec joie que j’en fais mon plock du dimanche - avec un peu d’avance, festival Quais du polar oblige.

Voilà voilà.

D’un côté, un vieil ami perdu de vue (Mr Pickwick n’y croyais plus, mais nous avons bien fini par le retrouver). C’est la cour aux miracles.

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De l’autre, un livre fort utile à l’éducation des jeunes femmes, cela va sans dire, et approuvé par JCD j’en suis sûre (je grossi l’image pour que vous puissiez vous en assurer)

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Vous l’aurez compris, l’un des deux est de trop.

Ca va saigner !

Tin-tin

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…tin-tin…

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…tin-tin-tin-tin-tin-tin-tin-tin……..

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TINTINTINNNNNNNNNN !!!!

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 Victoire écrasante du fer vapeur. Mais qui en doutait ?

Un beau billet chez Cynthia, qui avec encore beaucoup de philosophie, nous présente, dans la catégorie « jamais sans mon Harlequin« , les gestes qui sauvent !

Comme George, EmmyneVéronique ou Canel rejoignez le mouvement !

Bon plock du dimanche !



L’invisible, par Stella Rimington

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« Selon le jargon de la CIA, le terme «invisible» désigne un terroriste qui a la nationalité et l’ethnie du pays choisi pour cible. Liz Carlyle, de la section antiterroriste du MI5, apprend que la Grande-Bretagne va être infiltrée par un «invisible». Dans le même temps, un jeune indic pakistanais lui signale des mouvements suspects dans une librairie islamiste fondamentaliste de Londres. La menace existe assurément, mais Liz ignore le lieu, la date et la nature de l’attentat…
Dans la veine des classiques du roman d’espionnage, terrain privilégié du suspense, de l’angoisse et du double jeu,
L’Invisible détient une carte maîtresse : l’auteur domine mieux que quiconque le sujet, pour avoir occupé pendant cinq ans le poste de directeur général du MI5« .

La couverture et le quatrième de couverture ne rendent vraiment pas justice à ce polar très réussi. Du classique roman d’espionnage, il est évidemment question, mais pas seulement : ce livre a largement rempli son contrat en dépassant même mes attentes.

La construction du récit est exemplaire. L’intrigue, qui pourrait sembler complexe de prime abord, est riche sans être confuse. D’un côté, l’arrivée d’un Pakistanais sur le sol britannique. De l’autre, du rififi dans le milieu du banditisme. Le puzzle se met en place à une allure idéale, ni trop rapide (c’est précis, crédible, cohérent), ni trop lente (c’est prenant, rythmé, bien calibré). On va de surprise en surprise, et ce jusqu’à la fin. De quoi tirer un excellent film du genre, me suis-je d’ailleurs dit en passant.

Le monde des renseignements semble rendu tel qu’il est : des tensions entre les services, des intuitions, des recoupements ténus et même d’heureux hasards. Ses membres ne sont jamais présentés comme des machines froides ou des warriors à toute épreuve. Liz, par exemple, a un sacré caractère, un amant, des coups de génie et des coups de blues. Rien de plan-plan donc du côté des personnages, les caractères sont assez fouillés, notamment celui de l’Invisible qui se dévoile progressivement. 

Et l’ambiance n’est pas négligée, bien au contraire. L’atmosphère brumeuse de la campagne anglaise (puisque c’est le cadre principal du récit – contrairement à ce que la couverture pourrait laisser croire) est magnifiquement rendue. Ses pubs miteux, ses snobinards et ses paumés, ses plages et ses paysages à perte de vue… de quoi séduire au-delà des amateurs de polar.

A lire absolument pour les adeptes du genre donc, mais pas seulement ! C’est même certainement le livre que je conseillerais pour (re)découvrir les romans d’espionnage. Une enquête très actuelle, qui sonne terriblement juste et sans une once de manichéisme. Et le fait que le personnage principal soit une femme ne gâche rien au plaisir bien sûr ! Bref, un très bon polar comme j’aimerai tellement en lire plus souvent !

Un grand merci à la Team de 47286519 et aux éditions Le livre de poche !

D’autres avis très positifs chez Nathalie, Flof13 et Lagrandestef, un peu plus mitigé chez Véro.

Bonne plock à tous !

PS : mon billet enthousiaste ne doit rien au fait qu’il s’agisse d’un partenariat – j’ai d’ailleurs lu le livre avant les derniers évènements blogosphériques. Précision certainement inutile (je ne me suis pas gênée pour indiquer que certains livres reçus m’ont déçu ici ou ) et justification que je déplore dans le principe… mais autant le faire une fois pour toute. 

L’invisible (At Risk), par Stella Rimington (2004), traduit de l’anglais par Johan-Frederik Hel Guedj, aux éditions Le livre de poche, collection Thriller, 472 p., ISBN : 978-2-253-11615-8.



Junk, par Melvin Burgess

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« C’est le problème de la plupart des gens. Ils rêvent d’être éternels. Alors, quand on leur annonce qu’on veut juste vivre sa vie, et que si ça signifie mourir dans trois ans, ce n’est pas grave, ça les rend fous. A partir du moment où on décide que ça n’a aucune importance de ne jamais avoir vingt ans, il n’y a plus rien à dire contre l’héroïne, non ?« . 

Nico et Gemma sont ados, amis, amants et fugueurs. Lui vit la fureur de ses parents alcooliques et violents, elle a la fureur de vivre loin de ses parents. Il fuit par désespoir, elle le rejoint par choix – et les voilà errant dans Bristol. Un premier squat, un peu d’aventure, un second squat, un peu d’héroïne - et les voilà junkies parmi les junkies.  

Junk n’est pas un livre prétentieux. Ni dans la forme - accessible – ni le fond – factuel. Il se lit donc très vite et sans s’ennuyer un instant. Les situations et les personnages sont crédibles à défaut d’être réels. Ce n’est pas un essai, ce n’est même pas un manifeste – Junk ressemble davantage à un témoignage-fiction non moralisateur.

Les chapitre sont des bribes de récit, vu à tour de rôle par les protagonistes, Nico, Gemma, les junkies et les non junkies qui les entourent. Et c’est cette alternance des points de vue qui a rendu cette lecture intéressante. Là où certains s’y seraient cassés la binette, Melvin Burgess a parfaitement réussi cet exercice du genre périlleux. La descente aux enfers apparaît tant dans sa dimension collective – l’effet de groupe – que dans sa dimension personnelle – le parcours individuel. Le tableau est à la fois général(isable) et intimiste, et là je me dis : chapeau.

Soyons honnête, c’est une lecture qui ne m’a pas procuré une foultitude d’émotions. Loin du « bouleversant » annoncé par le quatrième de couverture. Peut-être faut-il y voir la marque de mon insensibilité chronique, mais… je crois que c’est essentiellement lié à son caractère factuel. Et puis, finalement, il n’est pas certain que je le regrette. 

En revanche, il est un point sur lequel je mets un bémol sans concession : le dénouement. Il est peut-être peu crédible par certains aspects, mais il me semble surtout angélique et dangereux. Difficile d’en dire davantage sans vendre l’intrigue, mais le fait qu’aucun des personnages principaux… (je dois m’arrêter là, mais grrr). Difficile de ne pas penser au livre Christiane F. (spoiler - qui termine sur une fin heureuse, sans post-face pour indiquer que la jeune fille est décédée d’overdose quelques années plus tard – fin du spoiler).

J’allais oublier : c’est bien sûr un livre qui s’inscrit parfaitement dans le challenge On veut de l’héroïne ! L’héro n’est pas une addiction comme les autres… l’enthousiasme naïf des premiers temps cède vite la place à la détresse et à la rage. L’amour s’étiole, les coups bas se multiplient, la folie devient furieuse. Là où certaines restent tièdasses et sans saveur – suivez mon regard – l’héro, elle au moins, va à l’essentiel : détruire. Dont acte.

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Challenge On veut de l’héroïne ! organisé par Emma et ici même.

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Et c’est grâce à Tunisia, qui en fait un livre voyageur, que j’ai pu lire ce titre. Un grand merci ! Et je ne peux que vous encourager à rejoindre la chaîne. 

L’avis de Tinusia donc, de Soukee et d’Ankya qui ont eu le coup de coeur !

Bonne plock à tous !

Junk (Junk), par Melvin Burgess (1996), traduit de l’anglais par Laetitia Devaux, aux éditions Folio, 422 p., ISBN 978-2-07-039692-4.



Concours – Nos amis les marque-ta-page – Le final !

A la mi-course, 15 participantes.

Au final, vous êtes 34 à avoir joué le jeu… wouah et merci à

aBeiLLeAcro, Alice, Alicia Aproposdeslivres, Cachou, CanelCaro[line], CatherineChaplum, ChiffonnetteChoupynette, DominiqueErzébeth, Evertkhorus, FashionGabrielleHérisson, HildeKikine,L’OgresseLa Plume et la page, LilibookLyra SullivanLiyahLoulou, Mélopée,  Mirianne, OfeliaSophie des bonheursSoukee,Titine et Tortoise.

Celui ou celle qui s’amuse à compter le nombre de marque-ta-page présenté mériterait de tous les gagner. Enfin, j’dis ça, j’dis rien. Lâche le marque-page, mais lâche j’te dis.

Hem. Reprenons.

Il y a les lectrices organisées que ça m’épate. Les petits papiers de Canel, le panier de Caro[line], le coffre aux trésor d’aBeiLLe, la joulie boite de Soukee… Et pis il y a les autres – dont je fais humblement partie – qui perdent et retrouvent des trésors enfouis. Genre.

Il y a des marque-ta-page actifs, très actifs, très très actifs même. Et puis il y a les autres, ceux qui resteront pour le plaisir des yeux, par exemple chez Mirianne, ou ceux qui jouissent d’une retraite bien méritée, chez L’Ogresse et chez aBeiLLe encore.

Il y a les marque-ta-page que l’on s’offre, un peu partout, comme chez Loulou pour n’en citer qu’une. Et puis il y a les autres – trouvés ici ou , ou encore  - ou même chipés. La maison décline toute responsabilité, vous vous en doutiez.

Il y a les marque-ta-page beaux pas pratiques qui perdent la page. Dommage.

Il y a des artistes confirmés du marque-ta-page (ceux de Liyah, d’Evertkhorus ou de Hilde, entre autres !) et les artistes en puissance, comme la nièce de Sophie, que l’on encourage bien fort.

Il y en a pour tous les goûts, comme chez Cachou, Acro ou Lilibook, qui présentent des collections bien variées. Et puis il y a du mono-maniaque que ce n’est même plus la peine de se demander à quoi elles peuvent bien rêver la nuit.

Il y a du boire et du manger. Ou du manger donc disais-je.

Il y a même du non marque-ta-page et du marque-ta-page immatériel. C’est de ma faute aussi, je n’ai pas bien expliqué le principe du concours.

Et puis, il y a du grand n’importe quoi. C’est beau, la lecture, c’est sain pour l’esprit – croit-on. La lime à ongle chez (oui, je ne me gêne pas pour dénoncer) Kikine, le couteau chez Chiffonnette, la moustache de chat chez Alice, le marque-ta-porte chez Ofelia, la peluche-qu’on-dirait-une-chaussette chez Soukee, le billet de banque chez Erzébeth, le mouchoir chez Erzébeth encore. A un moment, je dois bien avouer que j’ai même eu peur de trouver un rat crevé dans un futur billet. Deux jours de plus et on y avait droit, c’est certain (voir l’édit du 16/04 ; mais pourquoi diable n’ai-je pas ouvert les paris ?!).

Hem hem. Résultats.

Dans la catégorie mais qu’il est mignon, ce fût beau, très beau. Plein les yeux. Les finalistes ? Le Mucha de Choupynette, le cuir de La Plume et la page, le Tiffany de Titine.

Et la grande gagnante est… le Mucha  de Choupynette ! Gros coup de coeur de dernière minute. Je veux le même, c’est dit.

Dans la catégorie on se marre plus en regardant le marque-ta-page (oui, c’est une catégorie dont je ne suis pas peu fière, et je fais ce que je veux d’abord), sont sur la photo-finish Cachou (« Lao Tseu a dit : quand le nain de jardin grandit, il met son bonnet« , campagne pour les Kpotes) et Erzébeth pour l’ensemble de son oeuvre (avec l’aide d’Ofelia, le handicap n’est donc pas des moindres).

Et la gagnante est… Cachou et Erzébeth ex-aequo ! Impossible de trancher, vraiment, mettez vous à ma place (Erzébeth, tu vois bien que rien n’est truqué. Pour les 5€, comment on s’arrange au fait ?).

Voilà.

A ceux qui se demandaient comment j’allais m’en sortir : je ne m’en suis pas encore totalement remise. Ce fût vraiment un grand moment, 15 jours de rire, de découverte de bonheur. Merci à toutes pour votre participation.

A ceux qui se demandaient comment j’allais choisir : mon (mauvais) goût est seul en cause… excusez-le. Ou pas.

A ceux qui ont gagné, ben… bravo (on se contacte par mail pour les envois).

Enfin, à celles qui n’ont pas gagné mais qui le méritaient amplement, un grand merci et un lot de consolation : on l’attendait, on le réclamait, voici le plus grand sketch que la lecture aura jamais produit.

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« Vous pouvez mettre n’importe quoi, évitez quand même tout ce qui est alimentaire« .

S’il fallait une morale à cette histoire, elle est toute trouvée.

Bonne plock à tous !

PS : Si quelqu’un a envie de relancer ce p’tit concours un de ces jours, je transmets le flambeau avec grand plaisir. En plus, je pourrai participer, et donc gagner. Chouette.

Edit du 15/04 : mon petit colis est arrivé chez Choupy… heureusement que vous ne m’avez pas vu sourire bêtement en lisant son billet, je suis juste aux anges.

Edit du 16/04 : un  autre petit colis est aussi arrivé chez Cachou ! Toujours le même sourire bêta en lisant son billet… Offrez des livres ! Ca rend heureux. Très heureux même !!

Edit du 16/04 encore  : je vous annonçais qu’avec quelques jours de concours supplémentaires, je craignais fort de voir arriver un mulot écrasé ou une p’tite culotte… j’aurai vraiment du parier, parce que je n’étais pas tombée bien loin ! Si vous ne me croyez pas, allez faire un tour chez Emma !!



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