Poèmes Perdus (et fort heureusement retrouvés), de Léopold Sédar Senghor

 

Quelle idée saugrenue j’ai eu ! Écrire un billet sur un recueil de poèmes, j’vous jure, faudrait sérieusement que je pense à me réactiver la tête un jour en passant.

« La poésie n’a pas d’autre but qu’elle même » qu’a dit un certain Baudelaire (bon mais qu’est-ce qu’il y connaissait, lui, en poésie, hein, d’abord ?). Allez, j’avoue, j’ai repris la citation sur la Toile, c’est lamentable… mais, parole à la défense, c’est parce que je n’arrivais pas à retrouver une satané phrase entendue un jour qui disait quelque chose du genre : quand le poète s’exprime, il n’y a plus rien à dire, on écoute, on se tait. Et pis c’est tout.

Alors, je ne vais pas vous parler de ces Poèmes Perdus de Senghor… Et on a même failli ne jamais en entendre parler d’ailleurs : il voulait les déchirer. Il le révèle dans l’introduction de ses Oeuvres Poétiques. Sa femme les a conservé, les lui a fait relire… et la suite, vous la connaissez, il a fallut que ça retombe sur Pickwick.

Donc, non, je ne vais pas vous parler des Poèmes Perdus. Il y en a quand même une bonne vingtaine, ça ferait un commentaire beaucoup trop long, il est tard, et n’oublie pas de dormir un peu, Pickwick, c’est bon pour ce que tu as. Sauf à les regrouper, parce qu’ils tournent autour de thèmes récurrents. Et pas joyeux avec ça. Blues, Spleen, Regrets, Nostalgie, Tristesse en mai… il était pas un tout petit peu dépressif, ce Léopold, dites donc ? Tenez, Blues, par exemple, commence ainsi :

Je suis envahi de brume

Et de solitude

Aujourd’hui,

Et je fuis.

Vous vouliez que je vous parle des Poèmes Perdus ? Impossible, je ne suis plus là… tant ils me donnent envie de m’évader : 

Je suis parti

Parti pour toujours

Sans pensée de retour

Vendez tous mes troupeaux

Mais pas les bergers avec.

Allons bon, n’insistez pas C’est trop difficile de vous parler de Poèmes Perdus.

J’en suis bien incapable.

Pourtant, j’aurai tellement aimé. Vous les donner, vous les glisser, vous les rendre, ces poèmes, heureusement retrouvés.

Parce que ce sont des regards. Parce que c’est empli de magie, de figures, de rythme, de langueurs et de soubresauts, d’amour et d’érotisme… Parce qu’ils sont beaux, très beaux – et pis c’est tout.

 

Lu dans le cadre du challenge Safari Littéraire organisé par Tiphanya

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Bonne plock à tous !

 

Poèmes Perdus, septième recueil des Oeuvres Poétiques, par Léopold Sédar Senghor (1990), aux éditions du Seuil, Essai, collection Points, ISBN 2-02-012106-9.



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