Un swap de plock !

Il se passe toujours de belles choses sur les blogs !

En ce moment tout spécialement, un excellent swap, concocté par une organisatrice non moins excellente…

Liyah nous propose le swap Fais-Moi Plaisiiiir ! Tout est dit dans l’intitulé : pas de thématique prédéterminée, le but est tout simplement de faire plaisir.

« Fiez-vous simplement aux goûts de votre swappée pour lui faire un colis qui lui plaira à coup sur !« 

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Tous les renseignements et inscriptions sont ICI !

Bonne plock à tous !

 

PS : J’ai aussi craqué pour le Swap’in Follies organisé par Manu et Amanda. La thématique ? New-York City ! En grande fan des Etats-Unis, je sais déjà que je vais me régaler !




Dirty Week-end, par Helen Zahavi

97828594067451.gif « Voici l’histoire de Bella qui se réveilla un matin et s’aperçut qu’elle n’en pouvait plus« .

Bella est une femme un peu paumée, c’est vrai, mais elle s’en sort plutôt bien. Jusqu’au jour où un homme se met à l’observer de sa fenêtre. Puis à l’appeler. Et à la suivre. Bella, qui jusqu’ici avait fermé le rideau et s’était terrée dans l’obscurité, va littéralement disjoncter. Et devenir, le temps d’un week-end, une formidable tueuse en série. Et « c’est ce jour là que débute son histoire« .

L’histoire de Bella est d’une cruauté et d’une violence inouïe. Bella a décidé de prendre son destin en main et de renverser les rôles. Elle va riposter. Répondre aux attaques des hommes, de ceux qui menacent ou qui parviennent à la viol*r, ceux qui ont commis l’erreur de la considérer comme un agneau sans voir qu’elle était en réalité le boucher.

« Pour Bella, la justice n’est pas la justice biblique. Jamais elle n’appliquera le principe oeil pour oeil, dent pour dent. Cette parité laxiste et molle lui donnerai presque envie de vomir. »

La plume d’Helen Zahavi est tout simplement renversante. Des phrases courtes, sèches,  envoyées comme un tir de mitraillette. Les évènements s’enchaînent à une vitesse prodigieuse, quelques digressions, quelques moments d’introspection laissant à peine le temps de reprendre son souffle.

« Elle songeait à quel point elle avait besoin d’une arme. N’importe laquelle. Un mousquet. Un fusil. Une carabine. Un file-moi-le-fric-et-tire-toi. Un rattrape-moi-si-tu-peux. Elle songeait à des explosifs. Elle songeait à des fusils à canon scié. Des lance-flamme, des canons et de la cordite. De la dynamite, du plastic, un pur plaisir. Elle pensait tactique. Elle pensait stratégie (…) Bella voyait remarquablement grand« .

Un premier roman qui en son temps avait fait l’objet d’une demande d’interdiction au Parlement de Londres pour cause d’immoralisme. Alors oui, Helen Zahavi ne nous épargne pas, avec des scènes d’une obscénité et d’une cruauté à faire frémir le lecteur le plus averti. Mais justement !

Et il faut dire que je savais où je mettais les palmes grâce à Amélie, qui l’avait  justement choisi comme héroïne (une héroïne qui se nomme Bella, si ce n’est pas un signe ça !) pour le challenge On veut de l’héroïne ! Une excellent source d’inspiration, merci à elle ! Parce que cette héroïne-là en surclasse plus d’une. Donnez un flingue à Bella-la-fadasse, elle en fera une crise de nerf ; donnez un flingue à cette Bella là, et elle vous fera un carnage à faire pâlir Charles Manson.

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Une lecture coup de poing dont on ne ressort pas indemne. Indispensable, infernal, magistral.

Bonne plock à tous !

PS : pour rester totalement dans le thème mais finir sur une touche joyeuse, je vous invite à jeter un oeil chez Canel qui nous propose aujourd’hui d’écouter une tueuse en série… bien plus sympathique !

 

Dirty week-end (Dirty week-end) d’Helen Zahavi (1991), traduit de l’anglais par Jean Esch, aux éditions Phébus (2000), 208 p., ISBN 978-2-859-40674-5.

 



Lecture commune autour de Nick Hornby

 

Et si l’on se dégustait un petit Nick Hornby ?

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Lou et moi avons très envie de partir à la (re)conquête de cet auteur anglais. On vous propose donc une lecture commune autour de Nick Hornby sur le roman de votre choix !

Le titre reste à votre entière disposition, en accord – ou pas ! – avec votre PAL. L’idée étant de publier nos billets le 1er aout, un peu à la manière d’un challenge instantané.

Une lecture rafraichissante, à savourer sur la plage, sur une terrasse, à l’ombre d’un arbre ou lors d’une douce soirée d’été… Il n’y a donc plus à hésiter ! 

Bonne plock à tous !

P.S. : un petit concours pour gagner le dernier roman de Nick Hornby, Juliet, naked, chez Esmeraldae (jusqu’à ce soir minuit), chez Choco (jusqu’au 15 mai 23h59 !), chez Liyah (jusqu’au 19 mai, 20h !) et chez Ankya (jusqu’au 19 mai à 18h !).

P.P.S. : et bravo à Lou pour ce superbe logo !

Edit du 15/05 : j’en reviens pas… j’ai gagné ! Je vais recevoir Juliet, naked : beaucoup, d’avis positifs sur ce titre, j’ai très envie de le lire ! Merci mille fois à Esmeraldea !



Tête de Chien, par Morten Ramsland

folio021.jpg    « Ne te laisse pas envoûter par les esprits des arbres »

« Entre Norvège et Danemark, des années trente à nos jours, ce récit cocasse célèbre la famille, pour le meilleur comme pour le pire. De la rencontre d’Askild et de Bjork naît une ribambelle de personnages tous  plus loufoques les uns que les autres. Morten Ramsland réussit à conjuguer bonheurs et malheurs avec une impertinence et une légèreté toute enfantine, sans oublier l’amour« .

Bon, allons-y gaîment : ce livre n’est ni plus ni moins qu’un petit bijou capable, me semble-t-il, d’atteindre chacun dans son petit coeur. Si vous aimez les destins pas ordinaires racontés avec brio… foncez !

Plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis demandé à quoi ou à qui ce livre me faisait penser. Et puis la réponse m’est soudainement apparue dans toute son évidence…Voyons : une tragédie grecque racontée à la manière d’une farce ? Une traversée des époques, des lieux, des générations à faire pâlir un psychanalyste chevronné ? Une manière de raconter des choses graves avec légèreté – et inversement ? Une capacité à donner une dimension universelle aux personnages ? Bon sang mais c’est bien sur ! Il y a dans ce livre quelque chose de John-Irving-ien !

Puis, une fois cette lecture refermée, je me suis demandée ce qu’il m’en restait : je crois pouvoir parler d’un formidable tableau bigarré. Tout en couleurs vives nées d’une histoire passionnante, d’un humour pince-sans-rire très présent, d’une intrigue pleine de rebondissements, d’une touche de magie puisée dans les contes scandinaves, d’une fin éclairante – et qui arrache sa petite larme – et du style pétillant, sans longueurs, où l’on prend plaisir à lire chaque mot laissé par l’auteur.

« Bjork commençait à être écoeurée par son époux alcoolique. Des rêves piochés dans toutes sortes de romans sentimentaux de médecins venaient la hanter la nuit, et, dans la journée, ces mêmes romans s’imposaient dans sa vie. Askild n’avait que du mépris pour le nouvel intérêt littéraire de son épouse et il a essayé, sans succès, de lui faire partager sa passion pour les livres d’art et le jazz. Il est indéniable que Bjork était assez mal disposée envers ces enthousiasmes : dans le cubisme, elle ne voyait que la folie de son mari, dans le jazz, elle n’entendait que sa dépendance bruyante à la bouteille. Oui, derrière la lutte sans fin entre les goûts soi-disant cultivés d’Askild et ceux soi-disant populaires de Bjork se cachait un condensé complet de leur relation, et ce combat connut seulement une espèce de trêve lorsque Bjork, sur ses vieux jours, développa un certain goût pour les finesses et les joies des tripots clandestins« .

Un roman que j’ai même envie de relire – et ça c’est plutôt rare, pour ne pas dire exceptionnel pour moi ! 

Et ne loupez pas le très chouette billet de Choco qui en parle vraiment bien, tout comme Jérome !

Un grand merci à  51410427p.jpg et aux éditions Folio !

Bonne plock à tous !

Tête de Chien (HundeHoved), par Morten Ramsland, traduit du danois par Alain Gnaedig, aux éditions Gallimard, collection Folio (2010), 464 p., ISBN 978-2-07-041778-0.



Tag : le compte à rebours

Taguée par Daniel Fattore il y a quelques temps déjà (sorry !), je suis invitée à lancer le compte à rebours…

 

10 livres pour m’attirer - Ce sont surtout les auteurs qui m’attirent…                  avtromaingary5084.jpeg

- N’importe quel titre de Romain Gary – et en particulier, La vie devant soi.

- Un titre de John Irving – parce que quand j’aime, j’aime.

- Un titre de John Steinbeck, parce qu’il restera celui qui a fait de moi une lectrice compulsive.

- Un titre d’Erkine Caldwell, parce que c’est depuis lui que j’assume mon penchant pour le roman glauque.

- Un titre d’Herbjorg Wassmo, parce que sa plume m’a touché-coulé.

- Un titre de William Boyd, parce que je suis encore sous le coup d’Orages Ordinaires.

- Un titre de Joyce Carol Oates, parce que cette auteur est en train de me faire succomber – j’en garderai une éternelle reconnaissance pour George.

- Un titre de Stefan Zweig, parce que c’est plein de modernité. 

- Un titre de Richard Wright, parce que wouah la claque.

- L’Adieu aux armes, d’Ernest Hemingway parce que j’ai pleuré. Beaucoup pleuré.

 

9 séries de livre pour m’envoûter                                                                    

- La série de Jasper Fforde, bien sûr !

- Le livre de Dina, d’Herbjorg Wassmo

- La trilogie de Tora, d’Herbjorg Wassmo encore.

- La trilogie de Karna, d’Herbjorg Wassmo toujours.

- La série des Harry Bosch, par Michael Connelly

- Wilt, par Tom Sharpe

- Les chroniques de San Francisco, d’Armistead Maupin

- Alice, de Lewis Caroll

- et, oui, tiens : Astérix. 

8 films pour me comprendre                                                                                  7621.jpg

- Le Roi et l’Oiseau                                                                                                     

- Pulp Fiction

- Million Dollar Baby

- Star Wars (les vieux, les vrais !)

- Tueurs nés

- Wayne’s World

- Casino Royale

- L’étrange Noel de Mr Jack
7 séries pour me connaître                                                                              niptuckseas3.jpg

- Dr House

- Les Experts

- Nip/Tuck

- Esprits criminels

- Ally McBeal

- Oz

- South Park

(et aussi… Alias, Sex and the City, Law and Order, Friends, Cold Case, Californication, Grey’s anatomy, 24h Chrono, Ugly Betty, Bones, The L Word, Medium, Everybody hate Chris, The Closer, Le prince de Bel-Air, Boomtown, Urgences, The mentalist, Desperate Housewife, NCIS… et j’en oublie certainement. Faut pas me lancer sur les séries US… Inconditionnelle !)

6 acteurs/actrices pour m’émerveiller                                                            articleseanpennfume.jpg

- Sean Penn

- Marion Cotillard

- Harrison Ford

- Susan Sarandon

- Robert my Robert

- Charlotte Gainsbourg

 

5 chansons pour chanter (heu… baragouiner, ça marche aussi ?)

- Bohemian Rapsody – Queen

- Respect – Otis Redding

- Superwoman – Alicia Keys

- Vancouver – Véronique Samson

- Fever – Peggy Lee

 

http://www.dailymotion.com/video/x65kjd

 

4 pays pour rêver

- Les Pays-Bas

- Le Chili

- Les Etats-Unis

- Le Liban

3 villes pour visiter (…un jour peut-être !?)                                                       800pxbergentorgetpanorama.jpg

- San Francisco

- Bergen (Norvège)

- Vladivostok (puisque le Transsibérien !)

 

2 mangas pour parler. Heu, moi pas parler mangas… alors on mixe ?

- une BD : Gaston Lagaffe

- et un dessin animé japonais : Les chevaliers du Zodiac.

 

1 réalisateur pour m’attendrir.

Un seul ? Alors ce sera le fils ou la fille cachée de Clint Eastwood, de Tim Burton et de Quentin Tarantino. 

 

***

Piou, j’y suis (presque) arrivée ! Pas simple cette histoire, j’ose à peine taguer quelqu’un ! Mais je me dis que Canel et Kikine auront peut-être envie de s’y coller ?

Bonne plock à tous !



Premier Amour – Un conte gothique, par Joyce Carol Oates

97827427628661.gif  « Il est bon d’avoir peur, il est normal d’avoir peur. La peur te sauvera la vie« .

A force de grincer contre certains quatrième de couverture, j’en oubliais presque qu’ils sont parfois salvateurs. Car à m’en tenir à ma seule impression de lecture, j’éprouve le besoin de respirer un grand coup – en me disant qu’un peu de recul fait parfois le plus grand bien.

« Pour une raison qui demeure obscure à Josie, sa mère a précipitamment abandonné le domicile conjugal et l’a emmenée vivre dans la maison de sa grand tante. C’est là qu’elle fait la connaissance de Jared, un cousin nettement plus âgé qu’elle. (…). Jared exerce sur Josie la plus grande fascination. Par un capiteux après-midi d’été, elle le rencontre sur le bord de la rivière… (…) Ce livre inquiétant, immoral ou onirique, qui ne dit rien sur le s*xe et tout sur les vertiges des fant*smes, est sans doute l’un des plus érot*ques qui soient« .

J’avais adoré Délicieuses Pourritures. C’est donc avec entrain que je me suis jetée sur ce très court roman de Joyce Carol Oates (moins de cent pages)… et dont je ressors terriblement confuse.

D’abord, en raison de l’opacité du discours. L’auteur a choisi de faire parler Josie se parlant à elle-même (!). Un procédé narratif qui lui permet de multiplier les zones d’ombre. Le « non-dit » est ici déployé à l’infini… Car Josie ne peut – ou ne veut – mettre des mots sur les évènements qui se produisent. Sa mère qui disparait des heures, des jours entiers. Le comportement de Jared Jr., taciturne et dévot, dont la santé mentale prête à caution.   Leurs rencontres dans les marais. Cette lecture requiert en définitive un effort d’interprétation soutenu – et ne se lit donc pas rapidement malgré sa petitesse.

Ensuite, pour l’arrière-goût nauséeux que le récit provoque plus encore sur le fond. Le quatrième de couverture qui évoque fant*smes et érot*sme me laisse songeuse. Car l’on suit là le trouble d’une toute jeune fille – 11 ans ? 12 peut-être ? – fascinée par un homme  pour le moins perturbé. Le serpent rôde, il se fait même violent.  Et l’auteur nous conduit sur une pente terriblement sombre – pour ne pas dire carrément lugubre.  

Attention, ce n’est pas l’évocation d’une s*xualité pré-adolescente qui (me) dérange. Ni même les questions malsaines que la situation inspire (où s’arrête le consentement et où commence la soumission ? Le désir peut-il survivre à l’angoisse ? Etc.). Mais  l’idée même que l’on puisse voir dans ce récit une quelconque note d’érot*sme. Je préfère penser que l’auteur de cette présentation n’ai pas lu le livre jusqu’à son terme – car, dans le cas contraire, voilà qui me parait très inquiétant. 

« Avec brutalité, à présent, Jared t’oblige à te lever. Tu panique en te demandant où il t’emmène mais tu ne parviens pas à te dégager de son emprise. Entre les tiges de bambou, tu distingues la haute maison de bardeaux couleur d’étain qui se dresse à des centaines de mètres au dessus de toi, à l’autre bout du marais – fenêtres opaques, aveuglées par le soleil. Tu te dis, Et si mère regardait ! Et si mère regardait ! Mais c’est un après-midi de la semaine. Mère est ailleurs. Personne n’est là« .

Ce n’est certainement pas le titre que je conseillerai pour découvrir l’auteur, une auteur qui ne me laisse décidément pas indifférente – et c’est un euphémisme.

Et donc pour laquelle je plongerai encore les yeux fermés – mais l’estomac bien accroché. 

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Lu dans le cadre du Challenge Oates organisé par George.

Bonne plock à tous !

 

 

Premier Amour – Un conte gothique (First Love – A Gothic Tale), par Joyce Carol Oates (1996), traduit de l’anglais (américain) par Sabine Porte, aux éditions Babel (2006), illustré par Barry Moser, 90 p., ISBN 2-7427-6286-8.

 



Des librairies, un salon, des blogueuses… c’est le plock !

La Blogo, c’est beau… et c’est aussi bien vaste !!

Jusqu’ici, la blogo se limitait pour moi essentiellement à mon ordi – devant lequel je glousse souvent, je m’émeus parfois, et surtout je découvre plein de jolies choses – et à mes étagères, qui se remplissent de bons livres repérés sur les blogs… et c’était déjà beaucoup, énorme même, parce que c’est le plein de bonheur assuré. 

Mais je découvre que la blogo, c’est aussi des rendez-vous littéraires, où que l’on aille !

Je monte dans le Nord ? Des rencontres et du tourisme livresque en perspective !

Je vais pouvoir découvrir les librairies lilloises avec des guides de premier choix : Cachou, Petite étoile sadique et The Bursar ! Rendez-vous le samedi 22 mai à Lille. Et viendez voir le beau parcours que Cachou nous a concocté… et rejoignez le mouvement!

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Le prétexte originel pour monter en terres flamandes : un passage dans la famille. La journée du 24 mai à Bruxelles sera donc consacrée aux librairies, grâce à  Cachou qui est décidément un guide du tonnerre : une petite balade livresque par ici et par . Comme je monte en train, devoir porter les livres va nécessairement me freiner dans mes achats… je ne sais pas encore s’il faut s’en réjouir ou pleurer !

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***

Je descends dans le Sud ? Un salon en perspective !

A l’origine, c’était une banale semaine de boulot qui m’attendait à mon retour… jusqu’à ce que je me prom prom chez Sandy. Car , je découvre qu’un salon du livre s’ouvre à Montpellier le 28 mai.

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Salon la Comédie du Livre – Montpellier – 28 au 30 mai

Montpellier… le 28 mai… mais bon sang mais oui ! Il m’a fallu quelques secondes pour réagir, réagir au fait que j’étais justement à Montpellier le 28 mai ! Mais pour le boulot, aïe…  et je repars le soir même pour un we dans les Alpes, zut… Sauf que non, c’est pas possible : je dois, je vais pouvoir m’esquiver discrètement à la pause déjeuner pour aller fureter du côté de la place de la Comédie ! (d’ailleurs, si vous aussi…)

Chocolat sur le chamallow : le thème du salon porte sur la littérature américaine… et pépite de chocolat en rab’ : je découvre que sera présent un certain J.-M. Erre, écrivain que je découvre grâce à Keisha et dont le dernier titre a l’air déjanté à souhait, donc tout à fait dans mes cordes. A lire rapidement donc !

Le monde est tout petit finalement. Rhâaaaaa… c’est vraiment beau, la Blogo.

Bon plock du dimanche à tous !

 



Comment j’ai fêté la fin du monde, par Catalin Mitulescu

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Roumanie, 1989. Dans la banlieue de Bucarest, Eva devient adulte. Elle a 17 ans – mais tant l’actrice que le personnage en paraissent bien davantage. Elle vit avec ses parents et Lalalilu, son frère de 7 ans ; mais surtout, elle fréquente Alex, « fils de flic », fils de l’officier du parti du quartier. Un jour, alors qu’ils traînent dans les couloirs du lycée, ils renversent par accident un buste de Ceausescu. Et c’est Eva qui trinque, lâchée par Alex, lui-même protégé par son statut. Renvoyée, elle intègre un établissement entre lycée professionnel et maison de redressement. Et fait la connaissance d’Andreï, fils de dissident, qui rêve de quitter le pays.

L’intrigue du film deviendra vite secondaire. Elle ressemble davantage à un prétexte pour donner à voir des tranches de vie sous un régime autoritaire qui vit ses dernières heures.

D’où l’impression d’un film brouillon et qui traîne en longueur… mais qui reste plaisant à voir.

D’abord et avant tout pour la qualité de l’image. Angle de vue, lumière, la caméra s’attarde, s’immisce, saisit de très belles choses et crée une atmosphère à la fois douillette et brutale.

Ensuite, pour les chroniques de vie dans un quartier de Bucarest. Un coin de banlieue qui s’apparente à un petit village, dans lequel il faut composer avec la résignation, la méfiance et les petits délires de chacun. Et un film rythmé par des scènettes souvent drôles, de cet humour du dernier recours, fragile et amer. 

Enfin et surtout, pour ses acteurs. Eva – Dorotheea Petre, prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2006 – qui, avec ses faux airs de Fanny Ardant, porte le film. Mais aussi Lalalilu – Timotei Duma – et même si je suis loin d’être la première à m’attendrir béatement devant la petite bouille du premier gosse qui passe, force est de reconnaître qu’il est juste sublime.

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Un extrait ici (impossible d’insérer la vidéo… vous ai-je déjà dit que j’étais une bille en informatique ?) ou ici  Comment J’Ai Fêté La Fin Du Monde.

Un film tragi-comique à l’esthétique tout simplement très belle, mais peut-être à réserver aux soirées d’humeur nostalgique et contemplative

Bonne plock à tous !

 

Comment j’ai fêté la fin du monde (2005), réalisé par Catalin Mitulescu, avec Dorotheea Petre, Timoti Duma… Sélection officielle Un certain regard – Festival de Cannes 2006 ; Prix d’interprétation féminine, 101 min.



Orages Ordinaires, par William Boyd

97820210010371.gif  « Ne te tape jamais ta voisine, il se souviendrait de ça dans une prochaine vie« .

Il est parfois des lectures paradoxales que l’on souhaite ne jamais voir finir tant le plaisir est grand, et que, dans le même temps, l’on ne peut s’empêcher de dévorer tant le suspens est insoutenable. Ce fût le cas du dernier roman de William Boyd, Orages ordinaires, que je peux annoncer immédiatement comme étant un grand coup de coeur.

Le plaisir commence dès le quatrième de couverture, avec une présentation comme on aimerait en voir plus souvent. « Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu’il tenait pour acquis : sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l’auteur tout désigné d’un meurtre. Police et tueurs à gage lancés à ses trousses, sa seule issue est d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre la multitude de ces disparus qui hantent les grandes capitales mais demeurent indétectables sous les rayons inquisiteurs des radars sociaux. Entre ses poursuivants multiformes et insaisissables et ses frères de misères, Adam fait l’apprentissage cruel et fascinant de l’art de la survie à l’intérieur d’un Londres hors normes, peuplé de personnages fort inventifs face aux vicissitudes existentielles« …

Si les toutes premières pages peuvent être un peu déconcertantes, l’on comprend  très rapidement que l’on tient dans les mains un vrai bijou.

D’abord et avant tout pour la qualité de l’intrigue. Une narration alternée (encore !), qui permet de suivre la chasse à l’homme lancée contre Adam, le témoin gênant, par cet ancien militaire devenu mercenaire et orchestrée par les barons de l’industrie pharmaceutique.

Une intrigue bien construite et qui n’a rien d’insurmontable ! William Boyd sait doser les zones d’ombres, les révéler en temps utile, et créer une traque à couper le souffle sans jamais perdre son lecteur. Tout a du sens et tout s’éclaire au moment opportun. Il n’est ni imbroglio gratuit, ni mélo facile, en particulier à la fin – une fin étonnamment apaisante.

Orages Ordinaires, c’est aussi une ambiance, des personnages terriblement crédibles (mention spéciale à Ly-on, « petits petits pois ») et un style – magistral. Et une réflexion tout en finesse sur les enjeux de l’identité, de l’anonymat, du pouvoir, de l’éthique, de l’échelle sociale… bref, du chaos de la société moderne.

« Il s’offrit une douche dans la suite de la gare Victoria et se lava les cheveux pour la première fois en un mois ou presque. Il examina l’étranger barbu aux traits tirés qui le fixait dans le miroir tandis qu’il se coiffait et fut frappé par la force des sentiments contraires qui l’habitaient : une vive fierté devant sa résilience et son ingéniosité, un amer apitoiement sur soi-même à l’idée qu’il avait pu en arriver là. Oui, je suis libre, songea-t-il, mais que suis-je devenu ?« .

Un thriller qui se déguste aisément tout en donnant à réfléchir sur le monde qui nous entoure. J’en redemande ! Merci à L’Ogresse, grâce à qui j’avais repéré ce titre !

Et je remercie bien sûr Alapage pour l’envoi du roman Orages Ordinaires de William Boyd, un auteur dont je ne vais certainement plus me passer ! 

Bonne plock à tous !

 

Orages Ordinaires (Ordinary Thunderstorms), par William Boyd (2009), traduit de l’anglais par Christiane Besse, aux éditions du Seuil (2010), 476 p., ISBN 978-2-02-100103-7.

 



Retour au bercail !

Vous pourrez retrouver ici les billets publiés sur mon blog de secours.

***

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The portrait of a Lady Swap : dénouement du Swap organisé par Lou et Titine ! Venez découvrir ce que ma swappeuse m’avait réservé…

***

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Une vie moins ordinaire, film réalisé par Danny Boyle, qui s’inscrit dans la challenge « Ewan vs Christopher » organisé par Chryssilda et Titine.

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Quand souffle le vent du nord, par Daniel Glattauer. Une très belle lecture, et je remercie encore Keisha pour ce livre-voyageur !

***

Bonne plock à tous !



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