Concours – Nos amis les marque-ta-page

Que ferions nous sans ces merveilleux marque-ta-page ?

(ben nous recommancerions toujours du début, c’te question. Oui, j’adore le sketch de Dany Boon).

Donc pour rendre hommage au meilleur ami du lecteur, il fallait bien un petit concours !

Si vous êtes partant(e)s, il vous suffit de glisser la photo de vos marque-page les plus beaux, les plus originaux, le plus barrés dans un petit billet sur votre blog !

Évidemment, vous êtes totalement libres de présenter un ou plusieurs marque-page, de donner ou non quelques explications sur leur sens, leur origine, leur valeur pour vous…

C’est no limit !!

Un livre (au moins) et des marque-page bien sûr pour le ou les gagnant(s)

Le concours est ouvert à tous les blogueurs jusqu’au 2 avril (et n’oubliez pas de me signaler votre participation par comm’ ou par mail, histoire que je ne passe pas à côté… ce serait ballot !).

Des billets récap’ dans les jours à venir et les résultats le 3 avril !!

***

Histoire de lancer le mouvement, voici les miens du moment (ceux qui me suivent à tour de rôle depuis quelques temps).

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- Un super marque-ta-page Chagall offert par Tinusia !! Merci encore !!

- Une photo de ma grand-mère avec moi bébé dans les bras. Elle avait une vague ressemblance avec la reine d’Angleterre, j’adore.

- Un ticket d’entrée dans un petit théâtre de Lyon. « Human Profit » était vraiment excellent !

- Une photo de mon petit frangin et moi : qui c’est les stars ???

- Un prospectus de sushi en livraison (JAMAIS de thon rouge, à préciser lors de la commande !)

- Un marque-ta-page fait de mes propres petites palmes ! Hommage à la bière chinoise.

- Le professeur Banny ! J’adore ces petits prospectus (qui doivent rester à l’état de prospectus, hein !)

- Une chèvre (parce que je suis dingue ce bel animal, mon côté capricorne sans doute !)

- La recette du Tian au comté. Mummmm. Rhaaaa, mais il y a beaucoup trop de nourriture ici !

A vous maintenant !

Edit du jour : ce n’était pas précisé car évident pour moi… mais bien entendu, si le(s) gagnant(s) ne sont pas en France, aucun problème ! J’enverrai les cadeaux au bout du monde : avis aux expat’ et aux francophones de toutes les contrées !

Bonne plock à tous !



Bienvenue à Egypt Farm, par Rachel Cusk

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« Egypt Farm est un lieu magique, hors du temps. Depuis l’adolescence, Michael est habité par l’atmosphère enchanteresse du cette famille loufoque et bohème. Le jour où il manque de perdre la vie, il décide de retourner à Egypt Farm, fuyant son existence morose et sa femme dépressive. Mais les années ont passé et, derrière ses illusions de jeunesse, Michael découvre une noirceur insoupçonnée… » (Quatrième de couverture).

N’y allons pas par chemins détournés : cette lecture fût une vraie déception, notamment parce que le menu annoncé par le résumé n’était définitivement pas au rendez-vous.

« Un lieu magique » ? Il ne suffira pas à Rachel Cusk de décréter que Michael conserve une merveilleuse impression de son passage à Egypt Farm pour créer une « atmosphère enchanteresse » censée poursuivre le lecteur… Dans ce premier chapitre de souvenirs, les évocations m’ont semblées fuyantes. A tel point que j’ai attendu d’autres flash-back : je n’envisageais pas une seconde que cette entame allait suffire à mettre en place la trame sur laquelle tout le roman repose. Une attente vaine ; mais ce n’était pas la dernière…

« Une famille loufoque et bohème » ? La famille Hanbury m’a surtout semblé par de nombreux aspects assez ordinaire. Et ses quelques travers bien peu consistants. Une famille recomposée, dans laquelle l’ex et la nouvelle femme s’entendent ou font semblant ? Une famille qui organise des soirées jusqu’au petit jour et qui accueille le tout venant ? Hum… ? Oh, l’adolescente (18 ans quand même) que l’on laisse se faire peindre nue par un artiste de passage ? So what ? Bref, si Michael a trouvé cette famille « très inhabituelle« , de mon côté, je cherche encore.

Rapidement, le roman m’a donc paru assez bancal, car, l’intrigue – si tant est que l’on puisse parler d’intrigue – est construite sur la fuite des illusions. Or, comment ressentir cette rupture entre le souvenir et la réalité, entre l’ordinaire et le particulier, dès lors que les premiers ont été négligés ?

Quant à la « noirceur insoupçonnée« , je ne peux pas expliquer à quel point la déception fut grande sans vendre la fin – décevante donc, mais je radote. Les personnages féminins, plutôt intéressants au départ, tournent à la caricature : Rebecca, la femme rebelle et tourmentée ; Lisa, la femme conformiste et dirigiste ; Caris, la femme assumée et fantasmée…

Plus généralement, la volonté de Rachel Cusk de construire une histoire sur des oppositions m’a semblé virer au manichéisme primaire : gens de la ville contre gens de la campagne, élan artistique contre besoin de normalité, mère envahissante contre mère (ultra) distante, et – ma préférée – amateurs de maisons anciennes contre partisans de constructions récentes. Hum.

Quant au style… pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué ? Des phrases alambiquées mais vides de substance – et difficile de n’y voir qu’une simple maladresse de traduction. Il est certes quelques dialogues (en particulier les affrontements entre les personnages) qui se lisent avec plaisir, mais cela n’a pas suffit à me faire adhérer à une histoire sur laquelle j’ai glissé, j’ai peiné et désespéré de trouver de l’intérêt.

Merci à  47286519 et aux éditions 084e7cdd5e2d0eafdeff599084837.jpgpour ce partenariat !

Bonne plock à tous !

Bienvenue à Egypt Farm (In the Fold), par Rachel Cusk (2005), traduit de l’anglais par Justine de Mazères, aux éditions Points (2010), 287 p., ISBN 978-2-7578-1512-0.



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