Swap Star Wars : le dénouement !

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Tintintintiiiiiiiiiin, tiiiiin, tintintintintiiiiiiiiiiiiiiiiiin-tin…

Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…

… la Princesse Petite Etoile sadique enregistrait un message dans le cortex d’un droïde à destination d’un dodo : « Han Solo a besoin d’un partenaire dans ses nouvelles missions ! ». Et pour répondre aux besoins de la lutte, la Princesse a pensé à tout ! Elle a fait parvenir « un colis contenant nombre d’informations capitales sur cet homme » ! 

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D’abord, un dossier fort utile pour mieux le connaître – deux titres de la trilogie Han Solo d’A. Crispin – mais aussi un rappel de notre première rencontre – le DVD de l’épisode IV « Un nouvel espoir »…

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La princesse a également joint du ravitaillement en nombre (et ce n’est pas peu dire : des roulés à la cannelle – hummmmm – et près d’une livre de bonbons !), sans oublier une figurine à l’effigie de notre héros du jour ! Enfin, parce qu’elle est certaine que la mission sera menée à bien, la Princesse a d’ores et déjà joint le « cadeau d’encouragement pour les futures missions » : un mug personnalisé !

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A la Princesse Petite étoile sadique : MERCI ! Qu’est-ce que j’ai pu soupirer d’aise à l’ouverture du colis ! Et là encore, à revoir tous ces paquets… Je me suis régalée au sens propre et figuré – sans compter le fait que ce blog a pris au moins twelve points dans le glamour grâce à toi !

Et un immense merci à The Bursar qui a organisé ce voyage intergalactique !   

Bonne plock à tous !



Des Hommes, par Laurent Mauvignier

index.jpeg « Et puis elle fermera les yeux pour ne plus voir, et elle verra toujours plus« .

Puisqu’il m’est très difficile de présenter ce roman qui m’a vraiment bouleversé, je m’en remets sagement au quatrième de couverture. « Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements », en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d’autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies. Mais parfois il suffit de presque rien, d’une journée d’anniversaire en hiver, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier »

Voilà un texte fort, un texte extrêmement puissant qui m’a secoué comme rarement. Une lecture coup de poing que je n’oublierai pas de sitôt, si tant est que je puisse l’oublier un jour. Voilà un récit suffocant, de ces récits qui prennent à la gorge et ne vous lâchent plus.

Et pourtant ce n’était pas gagné. Je craignais bien sûr le style. Les premières pages sont obscures, et, décontenancée, j’avance par tâtonnements dans le récit particulier de Laurent Mauvignier. Un parlé enivrant, des phrases parfois versées comme une litanie, tronquées, amputées, comme des mots qui ne sortent pas, trop difficiles à prononcer. Je me demande même à plusieurs reprises, dans les 50 ou 70 premières pages, si je vais pouvoir continuer.

Et puis… le déclic. C’est l’emballement, je ne peux plus m’arrêter. Une fois dompté, le récit devient hypnotique. Une lecture qui devient alors très difficile d’interrompre, une lecture qu’il est urgent de reprendre, en dépit du malaise, du vertige et parfois de l’aversion que les personnages peuvent susciter.

Pour approcher ce roman dont il est finalement très difficile de parler, cette page des éditions de Minuit qui reprend des entretiens avec l’auteur et les premières pages du roman (dans un format PDF que je ne peux malheureusement pas insérer ici) et un petit extrait :

« Je me souviens de comment nous on sillonnait la ville et comment soudain la ville n’était plus la même, tous ces gens qui d’un seul coup laissaient devant nous, sans peur, enfin sans peur, échapper une joie qu’ils avaient sur le coeur et que rien ne retenait plus, un peuple entier debout et fou de liberté, tout à coup, comme si en les regardant on était face à ce que nos parents avaient connu un peu moins de vingt ans avant, quand les Allemands ont quitté la France, ce bonheur, la liesse, le grand bonheur dont est capable la foule quand elle déborde d’elle-même, je me souviens de ça, l’émotion si folle, si belle, des Algériens.« .

Un immense merci à Reka de faire voyager ce livre qui poursuit sa route chez Clara : les avis – enthousiastes – de Plaisirs à cultiver, Caro[line] et Brize, et ainsi que ceux – plus mitigés, notamment en raison du style – de Reka, Sylire et Constance. C’est un coup de coeur pour Gambadou, Val et Aurore ! Et d’autres avis recensés sous le très beau billet d’InColdBlog.

Bonne plock à tous !.

Des Hommes, par Laurent Mauvignier (2009), aux éditions de Minuit (2009), 281 p., ISBN 978-2-7073-2075-9. 



Girl meets boy, par Ali Smith

  En haut de la pile   « C’est à cause des Spice Girls« 

Il en fallait bien une… première déception, au milieu de ces petits bijoux de la rentrée littéraire. Grosse déception même. Ennui, incompréhension et irritation ont tour à tour ponctué ma lecture. Girl meets boy ? Un « conte militant » selon le quatrième de couverture. Voici l’histoire de Midge et d’Anthea, deux soeurs qui cohabitent et travaillent au service  marketing et communication d’une multinationale. Deux soeurs proches donc, jusqu’à ce qu’Anthea rencontre quelqu’un dont elle tombe amoureuse  – car ce quelqu’un, au grand désarroi de Midge, est une fille.

L’écriture est certes rythmée, mais elle est surtout  tendue, décousue et propice à la confusion. Je n’accroche pas, ou du moins pas longtemps. J’ai même peiné pour arriver au terme de ces… 140 pages (ah !), c’est dire. J’espérais un embryon d’enthousiasme qui n’est jamais venu. Parce que loin de cette plume qui se veut moderne, l’histoire m’a semblé vraiment  (et heureusement) dépassée.   

Ce sont les propos d’un autre âge qui m’ont surtout laissé dans une grande perplexité. Des propos d’une violence et d’une stupidité affligeante, prêtés à Midge lorsqu’elle découvre la relation de sa soeur. Le lecteur est donc invité à suivre cette « réflexion », qui sera  d’ailleurs partagée par d’autres personnages, pendant… trop longtemps. Heureusement, comme dans les contes, le personnage va bien finir par évoluer – ouf, la (contre)morale est sauve. Hum.

Sincèrement, je n’ai pas compris l’intérêt d’insister, lourdement de surcroît, sur l’opinion de ces personnages. S’agissait-il de rendre compte de la persistance des discours réac’ dans la société actuelle ? Ou bien de démontrer que les crétins finis ne sont pas incurables puisqu’ils finissent, du moins certains, par changer ? 

Particulièrement difficile m’a semblé un passage dans lequel sont retranscrites les pensées de Midge faisant son footing – extraits :

« (Je ne peux pas arriver à dire ce mot.)

(Seigneur. C’est pire que le mot cancer.) (…)

(Ma soeur va avoir une vie misérablement triste.) (…)

(Je risque de devoir déménager.)

(Ce n’est pas grave. Pas grave. Si je dois déménager, j’ai assez d’argent pour.)« 

Voyez que je n’exagérais pas… Heureusement, la rentrée littéraire nous réserve d’autres choses bien plus belles !

Spécial Rentrée littéraire

Bonne plock à tous !

Girl meets boy (Girl meets boy), par Ali Smith (2007), traduit de l’anglais par Laetitia Devaux, aux éditions de l’Olivier (2010), 138 p., ISBN 978-2-87929-711-8.



Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, par Mathias Enard

  En haut de la pile « Prends un peu de ma beauté, du parfum de ma peau.« 

Michel-Ange arrive à Constantinople en 1506. Il a été invité par le sultan à concevoir un pont qui doit unir l’Orient et l’Occident en enjambant la Corne d’Or, projet initialement confié à Léonard de Vinci qui l’a abandonné. Il a conscience qu’en se trouvant là, il risque les foudres du pape Jules II, ennemi du sultan et pour lequel il n’a pas terminé l’édification du tombeau qu’il a promis. Et puis, Michel-Ange le sait : il est un sculpteur, un peintre, un artiste déjà reconnu pour son David et pour sa Piéta ; mais il n’est pas un architecte…

Que dire de ce roman, si ce n’est que c’est peut-être, grâce à son écriture, l’un des plus beaux textes qui m’ait jamais été donné de lire ? Et pourtant, l’on ne peut pas dire que le sujet était a priori de ceux que j’affectionne – les peintres de la Renaissance n’ont jamais été mon credo… oui, pfff, je sais je sais – alors imaginez un peu ma surprise de m’être laissée totalement happer par ce récit  – que dis-je – par ce voyage prodigieux !

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants est d’abord une histoire, une belle histoire inspirée de faits réels, qui invite à découvrir un homme et ses tourments : le projet qui l’attend est immense, mais il a heureusement à ses côtés le poète Mesihi, l’ami et l’admirateur, dont l’amour attend d’être partagé. C’est ensuite un tableau magnifique, un témoignage sur Constantinople, une ville bouillonnante à la croisée des mondes et des cultures, en particulier européenne. C’est enfin et surtout un hommage à la création, à l’art et à la beauté, un récit magistral sur la formation du regard et sur la constitution d’un esthète de génie.

Mais ce qui rend ce roman inoubliable, c’est je crois la virtuosité de plume de Mathias Enard : une plume exquise, enivrante, d’une musicalité incroyable, où chaque mot, chaque phrase se lit et se relit par pure gourmandise ; une plume d’une grande sensibilité qui m’a fasciné tout au long de ma lecture et qui a même provoqué de vrais frissons. Choisir un extrait plutôt qu’un autre a été un véritable crève-coeur… si celui-ci a emporté mon adhésion, c’est peut-être qu’il n’est pas loin d’exprimer mon propre sentiment au cours de ma lecture.

« Petit à petit, assis en tailleur sur ses coussins, Michel-Ange se sent envahi par l’émotion. Ses oreilles en oublient la musique, alors que c’est peut-être la musique elle-même qui le plonge dans cet état, lui fait vibrer les yeux et les emplit de larmes qui ne couleront pas ; comme dans l’après-midi à Sainte-Sophie, comme chaque fois qu’il touche la Beauté, ou l’approche, l’artiste frémit de bonheur et de douleur mêlés« . 

Un grand merci à Amanda pour m’avoir donné envie de lire ce roman sublime dont un extrait est visible ici et qui, comme elle le suggérait, recevrait un prix que cela ne m’étonnerait pas… Pour Gwenaelle, son seul défaut est d’être trop court (oh que oui ! On aimerait que le voyage ne s’arrête jamais !) et je ne suis pas loin de partager le coup de coeur de La Ruelle bleue !

Spécial Rentrée littéraire

Bonne plock à tous !

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, par Mathias Enard (2010), aux éditions Actes Sud (2010), 154 p., ISBN 978-2-7427-9362-4. 



Purge, par Sofi Oksanen

purge.jpeg « Les souffrances se lavent dans la mémoire« .

Aliide, la vieille Aliide, vit recluse dans la campagne estonienne. Méfiante, elle va pourtant recueillir Zara, jeune femme déguenillée et manifestement violentée, qui a atterri devant sa porte. Et voilà ces deux femmes face à face avec elles-mêmes ; deux femmes liées par des secrets qui les dépassent – mais elles ne le savent pas encore ; deux femmes confrontées aux horreurs de leurs temps – deux temps qu’a priori tout oppose : le temps de l’invasion russe à la fin de la seconde guerre d’une part, le temps de la chute de l’empire et du chaos post-soviétique d’autre part. Deux femmes qui ont fait de petits rêves trop grands pour elles – et qui en payent le prix.

Voilà de la littérature contemporaine comme je l’aime purement et simplement : un roman aux dimensions historiques fortes et aux résonances actuelles plus puissantes encore. Purge est un roman à l’image de la maison qui sera le cadre principal du récit : de construction solide et ferme, mais qui recèle sa part d’ombre, ses souvenirs enfouis, ses portes dérobées qui vont s’ouvrir dans un cri. Un roman de la terre pour un récit fougueux, intense, douloureux, et une lecture prenante – à la gorge, aux tripes même – dont chaque interruption était un déchirement. 

L’écriture est ciselée, pugnace même. Elle fait alterner les faits et les pensées, les gestes, les doutes, les actes, les interrogations, les mouvements et les révélations. Parce que ces deux femmes qui ne veulent pas se souvenir se souviennent quand même, parce qu’on ne peux pas échapper à soi-même, et parce qu’il faut bien réparer ce que l’on a détruit. Tout simplement bouleversant.

« Pour Aliide, la peur était censée appartenir à un monde révolu.Elle l’avait laissé derrière elle et ne s’était pas intéressée le moins du monde aux jets de pierre. Mais maintenant qu’il y avait dans sa cuisine une fille qui dégoulinait de peur par tous les pores sur sa toile cirée, elle était incapable de la chasser de la main comme elle aurait du le faire, elle la laissait s’insinuer entre le papier peint et la vieille colle, dans les fentes laissées par des photos cachées puis retirées. La peur s’installait là, en faisant comme chez soi. Comme si elle ne s’était jamais absentée. Comme si elle était juste allée se promener quelque part et que, le soir venu, elle rentrait à la maison« .

Les avis de La Ruelle Bleue, d’Aifelle et de Bene.

Spécial Rentrée littéraire.  

Bonne plock à tous !

 

Purge (Puhdistus), par Sofi Oksanen (2008), traduit du finnois par Sébastien Cagnoli, aux éditions Stock (2010), 395 p., ISBN 978-2-234-06240-5.

 



Mini-PAL de la rentrée littéraire 2010

Spécial Rentrée littéraire

Pour la rentrée littéraire, j’avais promis de rester – ahem, oui oui – sage et raisonnable… c’était sans compter les titres tentateurs qui se sont multipliés ! D’où mon adhésion au Challenge 1% repris par Schlabaya – avec au programme, les titres suivants :

- Purge, par Sofi Oksanen ;

- Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, par Mathias Enard ;

- La couleur des sentiments, par Kathryn Stockett ;

- Girl meets boy, par Ali Smith ;

- Corpus Deliciti – Un Procès, par Juli Zeh.

Vous l’aurez peut-être noté, il manque encore 2 titres pour atteindre les fameux 1%… mais quelque chose me dit que je vais certainement trouver mon bonheur sur les blogs !

Bonne plock à tous !



Robe de marié, par Pierre Lemaitre

  En haut de la pile « Elle a appris à se méfier d’elle-même. C’est peut-être même ce qu’elle fait de mieux« 

Il est des révélations faites par le quatrième de couverture… à éviter donc (même en cours de lecture !).

Sophie semble perdre la tête, perdre la mémoire, perdre pied. Ce sont d’abord des objets disparus ou déplacés, des rendez-vous annulés, des fichiers perdus ; ce sont aussi des absences, une apathie et de mystérieux malaises qu’elle ne s’explique pas ; jusqu’à  l’irréparable : des meurtres, dont tout semble indiquer qu’elle en est l’auteur et dont elle n’a pourtant aucun souvenir. Sophie ne voit alors qu’une issue : disparaître, changer de nom, changer de vie. Mais cela suffira-t-il pour en réchapper ? Rien n’est moins sûr…    

Quelle intrigue, mais quelle intrigue ! Robe de marié repose sur un scénario extrêmement bien pensé et d’une perversité stupéfiante. L’histoire de Sophie n’a pas fini de surprendre :  rebondissements, révélations, retournements de situation… et pourtant, le fil conducteur de ce thriller est parfaitement maîtrisé. Les quelques indices semés par-ci par-là permettent de deviner une partie des événements, tout en réservant de belles surprises – le genre de dosage dont je raffole, lorsque les intuitions se confirment et où les zones d’ombre s’éclaircissent en temps utile.

Une intrigue bigrement bien pensée donc, mais qui, au vu de sa qualité justement,  aurait certainement mérité un meilleur traitement à mon sens… Car pour le reste,  on repassera : l’ambiance est inexistante, le style quelconque et certaines imprécisions dommageables. Il est également des facilités, notamment dans le déroulement de la fuite de Sophie, sur lesquelles il faut rapidement passer pour ne pas tiquer (ici, on est loin du magistral Orages Ordinaires de William Boyd, thriller également construit sur la fuite d’un personnage en zone urbaine).  

« Elle s’est redressée sur un coude. Elle s’essuie les yeux avec le drap en cherchant ses cigarettes à tâtons et ne les trouvant pas, elle réalise brusquement où elle est. Tout lui revient, les événements de la veille, la soirée… Elle se souvient instantanément qu’il faut partir, quitter cette maison. Se lever et partir, mais elle reste là, clouée au lit, incapable du moindre geste. Épuisée« .

Robe de marié reste un thriller d’une ingéniosité époustouflante, mais dont il ne faut pas attendre davantage, en particulier sur le plan littéraire… comme un diamant brut de scénario, malheureusement mal ou insuffisamment taillé.

L’avis de L’Ogresse avec qui nous avons fait lecture commune ! Tout frais également, l’avis d’Amanda. Et un grand merci à Bouma pour m’avoir offert ce polar à l’occasion du Swap Fait moi plaisiiiiir !

Bonne plock à tous !

Robe de marié, par Pierre Lemaitre (2009), aux éditions Livre de poche (2010), 314 p., ISBN 978-2-253-12060-5.



Pichnique !

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C’est en montant dans le train me ramenant au bercail que j’ai réalisé le drame dans toute son ampleur : je n’ai pas pris la moindre de photo lors du pichnique, toute absorbée que j’étais dans des papotages intensifs et des dégustations sans fin ! Argh. Mais que cela ne m’empêche pas de faire un petit compte-rendu afin de remercier tout le monde les gens, sans oublier, dans ma grande mansuétude, seigneur météo qui nous a – presque – épargné. Car pour qui aime les tentations tant culinaires que littéraires, le pique-nique de la blogo, c’est juste the rendez-vous parfait. En vrac, j’ai :

- souffert quand même au réveil parce que 6h30, c’est tôt quand même et commencé ma journée en lisant Voici dans le train.

- été adorablement accueillie par l’organisatrice en chef et ses complices

- joué au foot avec un vaillant p’tit gars (dis comme ça, c’est rien, mais quand on sait la sportive de canapé de haut vol – oui madame – que je suis, mais aussi je suis un dodo à qui on a greffé des talons en toutes circonstances, là, ça impressionne déjà plus, non ? Ah.)

- rencontré plein du monde des gens (recensés ici !)

- admiré une descente d’escalier sous les hourras de la foule en délire.

- papoté autour d’un cake aux olives (mais qui a fait cette petite merveille ? Qu’elle se dénonce !).

- entendu des couinements pour de vrai. Wouah.

- vu un dalek pour de vrai. Brrr.

- été affreusement tentée.

- réalisé que, comme on me l’a fait remarqué, deux mains, bah, c’est pas toujours assez

- papoté autour d’un gâteau *mazette* au yaourt de choses et d’autres

- rencontré ma *youhhhhhh* coupine de challenge !!!!

- été complètement dépassée dans mes connaissances starwarsiennes pourtant non négligeables (du moins le croyais-je) par un petit bout de fille qui rentre en CM2 et que je ne sais pas encore si je vais pouvoir m’en remettre un jour.

- papoté autour d’un café qu’on était bien au chaud n’est-ce pas les filles et constaté que quand on veut parler anglais, ben, il faut savoir parler anglais sinon on est juste so ridiculous my dear.

- rencontré une collègue qui partage les mêmes souffrances joies professionnelles que moi et que allez, on s’encourage bien fort !

- cédé à la tentation (parce que vendre des titres de la rentrée littéraire dans une gare quand on sort tout juste d’un pique-nique de la blogo, ça ne devrait pas être permis, moi j’vous l’dis)

- dormi dans le train du retour et rêvé à la prochaine rencontre bloguesque parce que ce sont décidément de magnifiques moments, même quand de courtes heures de sommeil dans les pattes ! Et encore un immense merci à tou(te)s pour votre accueil !

Bonne plock à tous !



Oh ! Des cadeaux !

Un dodo gâté est un dodo ravi… alors un dodo doublement gâté…

Un premier colis, je reconnais l’adresse de Clara mais me demande bien késsessé… Oh ! Des cadeaux !

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Merci à Clara ! Clara qui m’a choisi deux titres sur mesure :

- Croco-Deal, par Carl Hiaasen, un polar avec une héroïne déjantée qui traverse les États-Unis !

- Une brève histoire du tracteur en Ukraine, par Marina Lewycka, un premier roman bourré d’humour !

Sans oublier le petit carnet estampillé Bretagne – j’adore le clin d’oeil ! – idéal pour noter des impressions de lecture ! 

***

Un second colis quelques jours plus tard, cette fois-ci je ne reconnais pas l’adresse, mais Liyah m’avait annoncé l’envoi des sachets trouvés à Dubaï… double késsessé…. Oh ! Des cadeaux !

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Merci à Liyah ! Plein de choses plus jolies les unes que les autres : des petites pochettes, un port-clé tout mimi, un marque-page, un sac juste vraiment beau (j’adore les couleurs !) et un pashmina à tomber  ! Je suis soufflée à quel point c’est beau.

Sans oublier bien sûr les sachets estampillés « Pickwick » from Dubaï ! Héhé !

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Un immense merci à vous deux, Clara et Liyah ! Vos colis so personnalisés m’ont fait tellement plaisir ! Un dodo doublement gâté, c’est un dodo doublement ému…

***

 

La blogosphère est vraiment une magnifique tribu… alors vivement demain et les rencontres in real life du pique-nique de la blogo organisé par Caro[line] !

Bonne plock à tous !   



Les Brutes, par Philippe Jaenada

  En haut de la pile « On cherche des armes pour ne pas devenir soldat« 

Les premières lignes d’un récit valent parfois toutes les présentations du monde : « Quand j’étais petit (avant-hier), après m’être succinctement renseigné, auprès de mes bons parents, sur les grandes lignes de l’existence à venir et les étapes importantes qui jalonnaient le chemin jusqu’à la mort, j’ai compris que tout se passerait à peu près bien si je parvenais à franchir trois obstacles redoutables, angoissants, qui m’apparaissaient comme les seuls points noirs d’une vie sinon plutôt fastoche : le catéchisme, le service militaire et le mariage« .

Le service militaire : nous y voilà. Enfin, oui mais non. Parce que sous prétexte de nous raconter ses trois jours d’incorporation, Philippe Jaenada nous parle en fait… des moutons. Des moutons dociles, des moutons inquiets, des moutons indomptables, des moutons enragés, et même – et surtout – des béliers (les brutes). Oui, en réalité, dans ce court récit autobiographique, et joliment illustré par ailleurs, Philippe Jaenada nous interpelle sur la résistance. Un texte furieusement impertinent qui comporte une dimension initiatique parfaitement assumée sur l’anti-conformisme, la désobéissance, l’insoumission – ou comment devenir un libre-penseur, et surtout, comment le rester.

Mais c’est aussi un récit complètement jouissif, aux vertus euphorisantes assurées : je ne compte plus les immenses fous rires que ce tout petit texte aura provoqué. Car enfin comment ne pas évoquer le désormais célèbre style Jaenada ? Un style mordant,  bourré de métaphores bien senties et de digressions plus cocasses les unes que les autres. Un style monté sur ressort – les fameux apartés – mais en même temps d’une grande fluidité, et qui provoque un plaisir de lecture incomparable. Bref, c’est fin, intelligent et vraiment tordant !

L’un de mes passages préférés (il rend mieux lorsque l’on a lu tout ce qui précède, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire figurer ici malgré tout) : alors qu’il est traîné de force dans une salle remplie d’appelés, Jaenada tombe sur l’un de ses copains d’enfance qui s’écrit : « Ben qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce qui se passe ? 

C’est vrai, ça, qu’est-ce qui peut bien m’arriver ? Qu’est-ce qui peut pousser un garçon parfaitement normal à se comporter de manière insensée pendant ses Trois Jours ? Mystère et boule de gomme. Que faire, que répondre ? (« Rien de spécial, Patrick. J’ai été élevé par des écureuils, je te rappelle »).« 

Une grand merci à L’Ogresse pour m’avoir fait connaître cet auteur ! J’ignore si les Jaenadistes (Cécilequoide9 copyright !) seront convaincus par ce court récit (Erzebeth si tu m’entends), mais il me semble idéal pour aborder la patte de cet écrivain.

Les Brutes, Calepin et Marc en ont également parlé. Et d’autres demain peut-être ? Car ce tout petit livre peut facilement voyager !

Bonne plock à tous !

Les Brutes, par Philippe Jaenada (2006), dessins de Dupuy et Berberian, aux éditions Points (2009), 86 p., ISBN 978-2-7578-0991-4.



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